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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-08T03:31:37+02:00</updated>
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   <title>Dette : manipuler pour mieux privatiser</title>
   <updated>2011-11-08T10:59:00+01:00</updated>
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   <category term="Macroéconomie" />
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   <published>2011-11-08T08:01:00+01:00</published>
   <author><name>Denis Garnier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Contrairement aux vérités très largement répandues, &quot;<span style="font-style:italic">la dette n’est pas le résultat d’une tendance à la hausse des dépenses publiques mais de l’effritement des recettes publiques, (…) Ainsi en France, un récent rapport parlementaire chiffre à 100 milliards d’euros en 2010 le coût des baisses d’impôts consenties entre 2000 et 2010, sans même inclure les exonérations de cotisations sociales (30 milliards) et d’autres « dépenses fiscales </span>&quot;, souligne <a class="link" href="http://economistes-atterres.blogspot.com/2010/09/manifeste-des-economistes-atterres.html" target="_blank">le manifeste des économistes atterrés.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Privatisation de la création monétaire</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/3414064-4910593.jpg?v=1320746449" alt="Dette : manipuler pour mieux privatiser" title="Dette : manipuler pour mieux privatiser" />
     </div>
     <div>
      La volonté du pouvoir en place d’expliquer la dette par un excès de dépenses ne vise en fait qu’à justifier <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Debtocracy-la-gouvernance-par-la-dette_a820.html">la privatisation des États</a>,  derniers remparts contre l’insatiable envie de profits des prédateurs de l’économie. Je ne peux à cet endroit que recommander vivement la lecture de « L’Etat prédateur » de James K. Galbraith. Vous y apprendrez comment une coalition de puissants lobbies transforme les États en « république–entreprise » et détournent l’action et les fonds publics au profit d’intérêts privés.        <br />
              <br />
       Combinées au « Triomphe de la cupidité » de Joseph Stilglitz  et au « Monstre doux » de Rafaelle Simone, ou bien encore à « La  trahison des économistes » de Jean-Luc Gréau, les arguments des orthodoxes de l’économie libérale mondialisée s’effondrent comme des châteaux de cartes.  Les prédateurs nous essorent et nous ne sommes pas obligés d’applaudir ! Je veux verser au débat une des causes qui expliquent plus de 80 % du montant de la dette actuelle de la France. C’est l’histoire de la privatisation de la création monétaire. Pour bien comprendre le phénomène, remontons dans le temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’emprunt et la dette avant 1973 : </b></div>
     <div>
      Lorsque l’État avait besoin d’investir (sur la base d’un plan), il empruntait à la banque de France sans intérêt. C’était de l’argent crée pour les besoins du pays. Cet argent prêté disparaissait au fur et à mesure des remboursements par l’État, c'est-à-dire par l’impôt collecté qui permettait le remboursement à la banque de France.        <br />
              <br />
       À cette période qui dura de 1945 à 1973, « les trente glorieuses », il n’y avait aucun déficit, aucune dette si ce n’est les emprunts en cours auprès de la banque centrale. Si les emprunts auprès de la banque centrale étaient trop importants ou si la France ne les remboursait que partiellement, alors la création de monnaie s’apparentait à ce que l’on appelle communément la planche à billets. On imprime des billets sans valeur correspondante. Cette situation provoquait de l’inflation qui pénalisait d’une part les préteurs (prêts de banque à taux fixes contre inflation) et d’autre part affaiblissait la France pour les échanges internationaux. (Inflation, produits plus chers donc moins compétitifs…)       <br />
              <br />
       Le pouvoir politique avait une emprise sur l’économie qui à l’aide d’un plan pouvait programmer l’investissement de l’État sur plusieurs années. Il suffisait de maîtriser les dépenses (développement des services publics par exemple) et les recettes (impôts). L’année 1974 fut la dernière qui connu un budget excédentaire ! Il n’y avait pas de règle d’or, mais il n’y avait pas non plus de déficit. Les hausses d’impôts et de cotisations sociales étaient les leviers du financement de l’État et de ses comptes sociaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’emprunt et la dette après 1973 : </b></div>
     <div>
      Permettez-moi de reprendre les explications portées sur Wikipédia :       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">La Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France (aussi appelée loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, et parfois, péjorativement, loi Rothschild, allusion au fait que Pompidou fut directeur général de la Banque Rothschild), est une loi votée en France sous l'impulsion de Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre de l'Économie et des Finances, sous la présidence de Georges Pompidou. L'article 25 de cette loi est le suivant : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. » Cet article a également été repris par l'article 104 du traité de Maastricht et par l'article 123 du traité de Lisbonne.       <br />
              <br />
       Cette loi modifie l'organisation de la Banque de France et affaiblit les droits du Trésor Public par rapport à celle-ci. L'article 25 interdit en effet au Trésor Public d'emprunter directement à la Banque de France à un taux d'intérêt faible ou nul (par création monétaire), comme il en avait jusqu'alors le droit. Les gouvernements français devront dès lors trouver d'autres sources de financement, principalement en empruntant à des taux d'intérêts plus élevés aux banques privées ou encore par des emprunts nationaux. </span>&quot;       <br />
              <br />
       La grande question est de savoir si l’on peut revenir en arrière ? Je reviendrai sur ce sujet dans un prochain article qui sera publié la semaine prochaine, sur les conséquences que cela a sur la dette française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Marchandisation des études...</title>
   <updated>2011-04-27T11:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Marchandisation-des-etudes_a694.html</id>
   <category term="Société" />
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   <published>2011-04-28T07:01:06+02:00</published>
   <author><name>Ysope</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2923711-4142334.jpg?v=1303897126" alt="Marchandisation des études..." title="Marchandisation des études..." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>L’eau n’est pas une marchandise comme une autre</title>
   <updated>2011-03-24T11:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/L-eau-n-est-pas-une-marchandise-comme-une-autre_a648.html</id>
   <category term="Films" />
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   <published>2011-03-22T17:05:00+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2794155-3958045.jpg?v=1300810098" alt="L’eau n’est pas une marchandise comme une autre" title="L’eau n’est pas une marchandise comme une autre" />
     </div>
     <div>
      Pour cette journée internationale de l’eau, Arte diffusera ce soir un documentaire accablant sur la privatisation du marché de l’eau. Intitulé <span style="font-style:italic">Water Makes Money</span>, le documentaire, réalisé par Leslie Franke et Herdolor Lorenz, nous emmène au cœur des manœuvres des multinationales contrôlant cette filière. En France, 80 % du marché a été délégué à de grands groupes privés tels que Veolia ou Suez. Selon le documentaire, le résultat est brutal. Les prix sont en hausse et la qualité en baisse. Alors que les consommateurs se retrouvent abusés les entreprises font le plein de profits. Il sera par la suite dans les salles obscures dès mercredi.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Voici la bande annonce du film :</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.economieetsociete.com/video/<iframe title="YouTube video player" width="400" height="255" src="http://www.youtube.com/embed/jNRDIc1VHqo" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Une enquête sur le processus qui a conduit à l'abandon des régies publiques, encouragé par «le droit d'entrée» : une pratique consistant, pour les opérateurs privés, à mettre à disposition des communes une confortable somme d'argent afin de s'assurer la conversion au modèle du PPP - partenariats public-privé. Ces mariages d'intérêt ne sont pas restés sans conséquences pour les usagers : factures en constante augmentation, canalisations non entretenues, une liste de doléances qui a incité certaines municipalités, comme Paris et Grenoble, à choisir la «recommunalisation».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Attaque pour diffamation de la part de Veolia</b></div>
     <div>
      Ce film a été financé pour moitié par des contributions privées, récoltées grâce à une souscription lancée sur <a class="link" href="http://www.watermakesmoney.com/index.php" target="_blank">le site Internet du film.</a> Mais pas sûr que ce film reste longtemps à l’affiche. En effet, il fait l'objet d'une attaque en diffamation par Veolia. Profitez-en donc pour le voir avant que la censure tombe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>La Poste, un statut bien à part</title>
   <updated>2010-10-01T09:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/La-Poste-un-statut-bien-a-part_a438.html</id>
   <category term="Il y a deux ans..." />
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   <published>2010-09-27T11:43:00+02:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2375747-3326509.jpg?v=1289631011" alt="La Poste, un statut bien à part" title="La Poste, un statut bien à part" />
     </div>
     <div>
      Selon un sondage CSA, publié le 29 septembre 2008 par le quotidien <span style="font-style:italic">L'Humanité</span>, 75 % des Français s’opposaient à la privatisation de La Poste. D'après la même étude, 83 % des sondés pensaient que « La Poste sera privatisée dans quelques années » si le projet gouvernemental est adopté. Le 1er mars 2010, La Poste est devenue une société anonyme à capitaux 100 % publics. Selon le gouvernement, l’objectif de cette mutation est de pouvoir réaliser une augmentation de capital en 2011 afin de faire face à l’ouverture de la concurrence prévue le 1er janvier 2011.         <br />
              <br />
       Au total, Jean-Paul Bailly estime qu’il faut environ 3 milliards d'euros pour financer cette modernisation nécessaire.  Selon lui, l’ouverture du capital permettra d’obtenir entre 2,5 et 3,5 milliards d’euros. Sans cela, La Poste n’aurait des capacités de financement que de 300 millions d'euros par an. Mais, au-delà des considérations financières, La Poste a un statut spécial car elle prend en charge des missions d’intérêt général. Il y a deux ans <span style="font-style:italic">Économie et société</span> revenait sur ces enjeux. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Article publié pour la première fois le 26/09/2008</b></div>
     <div>
      La décision d'ouvrir le capital de la Poste au financement privé inquiète nombre de nos concitoyens. Ils y voient, à juste titre, une menace sur les missions d'intérêt général plus ou moins explicites que remplit cette entreprise (prix unique du timbre, dense maillage du territoire, réseau de redistribution sociale à travers la banque postale...).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Poste, propriété de tous</b></div>
     <div>
      Les économistes ont beau mettre en avant les besoins de financement de la Poste qui affronte la concurrence, la population doute que le privé soit naturellement incliné à prendre en charge l'acheminement du courrier dans le fin fond de nos reculées campagnes. C'est alors que l'argument des dits économistes tombe, imparable. &quot;<span style="font-style:italic">Demandons aux Français s'ils sont prêts à augmenter leurs impôts de 10% pour que la Poste reçoive les 5 milliards dont elle a besoin sans s'ouvrir aux actionnaires....et on verra alors leur attitude...</span>&quot; nous dit par exemple Elie Cohen.        <br />
                <br />
       Mais faisons fi, un moment, de la logique comptable. Ce que nos concitoyens expriment, ce n'est pas une &quot;nostalgie communiste&quot; mais un besoin de propriété collective, le bénéfice qui réside dans la possession commune d'une activité qui rend un service à chacun. Ce sentiment leur fait ressentir la privatisation de la Poste comme une sorte de dépossession.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La propriété collective comme prolongement de la propriété privée</b></div>
     <div>
      Dans un ouvrage célèbre, &quot;Les exclus&quot;, René Lenoir (secrétaire d'État à l'action sociale) citait la philosophe Simone Weil à ce sujet :        <br />
        <span style="font-style:italic">       <br />
       &quot;La participation aux biens collectifs, participation consistant, non pas en jouissance matérielle, mais en un sentiment de propriété, est un besoin non moins important que la propriété privée. Là où il y a véritablement une vie civique, chacun se sent personnellement propriétaire des monuments publics, des jardins, de la magnificence déployée dans les cérémonies, et le luxe que presque tous les êtres humains désirent est ainsi accordé même aux plus pauvres.&quot;        <br />
                <br />
       (…) Une grande usine moderne constitue un gaspillage en ce qui concerne le besoin de propriété. Ni les ouvriers, ni le directeur qui est aux gages d'un conseil d'administration, ni les membres du conseil qui ne la voient jamais, ni les actionnaires qui en ignorent l'existence, ne peuvent trouver en elle la moindre satisfaction à ce besoin</span>.&quot; La propriété collective comme prolongement de la propriété privée, voilà une belle &quot;utopie libérale&quot; à méditer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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