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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-07T04:12:27+01:00</updated>
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   <title>Le made in France, un atout pour s’assurer un contrôle des conditions sociales et environnementales</title>
   <updated>2023-09-01T17:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Le-made-in-France-un-atout-pour-s-assurer-un-controle-des-conditions-sociales-et-environnementales_a3483.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
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   <published>2023-09-01T17:34:00+02:00</published>
   <author><name>Frédéric Guiral de Haas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Au cours des dernières années, le “made in France” a dû faire face à de nombreuses évolutions et a été souvent malmené par le “made in China”. Malgré cela, le savoir-faire français est reconnu partout dans le monde. Aujourd'hui, les enjeux associés à la fabrication française sont bien plus importants que sa renommée. Ces enjeux sont divers, notamment conserver ce savoir-faire français, mais pas seulement. En effet, le made in France est un véritable atout pour notre tissu économique, une façon de soutenir une activité, un secteur ainsi que d’assurer un contrôle des conditions sociales et environnementales liées à la production des biens que nous consommons. Il s’agit alors pour les entreprises de miser sur l’excellence à la française, la qualité des produits et la satisfaction du consommateur. Cette industrie, représentée par près de 235 000 entreprises, contribue à 10% du PIB du pays d’après le Ministère de l’Économie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi se tourner vers du made in France ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/74984283-52444503.jpg?v=1693583946" alt="Le made in France, un atout pour s’assurer un contrôle des conditions sociales et environnementales" title="Le made in France, un atout pour s’assurer un contrôle des conditions sociales et environnementales" />
     </div>
     <div>
      Sur le marché du chausson, par exemple, la France comptait près de 60 fabricants de chaussons à l’aube des années 2000. Aujourd’hui, il n’en reste qu’une petite dizaine, représentant 3 à 6% du marché des ventes de pantoufles en France. Beaucoup d’acteurs pour très peu de véritables artisans puisque les volumes les plus importants proviennent de grandes chaînes internationales qui noient le marché et qui fabriquent en Chine, au Vietnam ou au Bangladesh. Le made in France attire depuis quelques années, cela est principalement lié à plusieurs raisons :  <ul>  	<li class="list"><strong>La proximité du marché </strong>qui permet aux fabricants français de pouvoir approvisionner les magasins avec un délai relativement court. Chose impossible pour le grand import venant d’Asie ou autre, qui est soumis à des délais de transports beaucoup plus longs.</li>  	<li class="list"><strong>L’impact environnemental</strong> joue un rôle important. Acheter de la fabrication française peut aussi apparaître comme un geste citoyen puisque cela permet directement et efficacement de développer l’emploi en France, de privilégier les circuits courts et de faire baisser le déficit du commerce extérieur.</li>  	<li class="list"><strong>La valorisation du savoir-faire français </strong>est un des enjeux du made in France. C’est une action importante qui permet de perpétuer des procédés, des compétences uniques, qui contribuent à la renommée de l’artisanat français. L’attention que portent les consommateurs sur leurs actes d’achats s’est intensifiée ces dernières années. En se tournant vers des produits fabriqués en France, les clients choisissent de valoriser une entreprise locale, de favoriser la réindustrialisation, le maintien des emplois et surtout, la stabilité économique du pays, mis à mal récemment.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>  Le made in France contribue à la richesse économique du pays</b></div>
     <div>
      Pour les produits industriels à forte valeur ajoutée ou avec des contenus technologiques avancés et protégés, la nécessité de fabriquer en France paraît évidente, notamment pour des raisons d'indépendance stratégique apparue pendant la crise du Covid. De même, les plus petits industriels se doivent de développer une offre qui plaira aux consommateurs, promouvoir des marques qui rassurent et des produits en phase avec les demandes du marché. Le client pourra alors consommer en toute connaissance de cause. <br />   <br />  En outre, les produits fabriqués en France assurent l’emploi local. Nous sommes dans un tournant où il est impératif de les préserver. La délocalisation de masse des entreprises au cours des dernières années a directement fait croître le chômage en France. Pour garantir les emplois et soutenir l’économie régionale et nationale, il est impératif de se diriger vers un mode de consommation plus local. Tout ceci mis à bout participe au développement de la richesse du pays, de l’augmentation des recettes fiscales et donc de la dépense publique. Consommer français, c’est tout simplement enrichir la nation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Et pour les consommateurs, alors ?</b></div>
     <div>
      Consommer français a un certain coût…&nbsp; bien plus important que de consommer un produit élaboré dans un pays où le coût salarial et les règles environnementales sont moins élevés et strictes.&nbsp; Un industriel français ne peut pas s’aligner sur le prix de revient par rapport à la concurrence asiatique. La différence se fait sur le produit, la recherche, la marque, le savoir-faire, le respect des normes environnementales, ainsi que sur la distribution. Sur ce dernier point, les distributeurs peuvent jouer un rôle décisif en réduisant, par exemple, les marges sur les produits de proximité. En s’appuyant sur ces différents aspects, les entreprises pourront offrir des prestations que les consommateurs n’auraient pas forcément avec des prestataires d’Asie.&nbsp; <br />   <br />  Au fil des années, l’engouement pour le made in France s’est accentué et a réussi à fédérer de plus en plus de consommateurs. Malgré cela, les produits venant de l’autre bout du monde, à très bas prix mais avec des coûts environnementaux élevés, trouvent&nbsp; toujours leur place dans l’offre globale. Les acteurs du marché français doivent continuer à développer des offres de qualité pour pouvoir pérenniser cet engouement et mettre en lumière les différents savoir-faire du pays. <br />   <br />  &nbsp;<strong>A propos de l'auteur : </strong>Frédéric Guiral de Haas est copropriétaire d’Airplum.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Les industriels du made in France tirent la sonnette d’alarme</title>
   <updated>2022-10-06T17:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Les-industriels-du-made-in-France-tirent-la-sonnette-d-alarme_a3344.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
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   <published>2022-10-06T17:28:00+02:00</published>
   <author><name>Association Origine France Garanti</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La crise énergétique plonge l’industrie française dans l’instabilité.     <div>
      <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;">Les différents évènements de ces deux dernières années, et notamment&nbsp;la guerre en Ukraine pour la période la plus récente, ont fait prendre conscience aux Français de <strong>l<a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/%E2%80%8BLes-Francais-et-le-made-in-France_a2829.html">’importance d’une souveraineté industrielle forte</a>  </strong> pour sécuriser des approvisionnements stratégiques et se détacher de la dépendance alimentée par une forte mondialisation. Un mouvement de promotion de la réindustrialisation s’est alors engagé, avec comme point d’orgue l’allocution du Président de la République et la présentation de sa vision économico-industrielle « France 2030 ». Emmanuel Macron rappelait à cette occasion en octobre 2021 :&nbsp;<em>« Le premier sujet est la production d’énergie. Sur ce sujet, nous avons une chance, c’est notre modèle historique, le parc installé de nucléaire »</em>. Une électricité décarbonée, à un prix compétitif, fiable grâce à son réseau de distribution moderne, un véritable atout de compétitivité indispensable pour l’industrie française.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un réel risque de panne sèche</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/67836325-47872885.jpg?v=1665071632" alt="Les industriels du made in France tirent la sonnette d’alarme" title="Les industriels du made in France tirent la sonnette d’alarme" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-size: 14px;">Malheureusement, depuis plusieurs mois <strong>un réel risque de panne sèche plane sur cet élan de réindustrialisation du fait de l’explosion des prix de l’énergie</strong>. Une augmentation liée à plusieurs facteurs, et notamment l’arrêt de plusieurs de nos réacteurs nucléaires pour maintenance préventive ou curative (des soucis de corrosion ont été observés sur quelques réseaux de tuyauterie), l’augmentation du prix du gaz (en raison de la guerre en Ukraine) impacte le prix de l'électricité et provoque l’augmentation globale du coût de l’électricité sur le marché européen.&nbsp;</span>  <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;">&nbsp;</div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;">Une situation qui devient&nbsp;<strong>extrêmement&nbsp;</strong>critique pour les acteurs industriels français qui font déjà face à un déficit de compétitivité lié au coût du travail, à une fiscalité importante ou encore à l’augmentation du coût des matières premières du fait de la forte reprise économique mondiale post Covid. Le prix avantageux de l’énergie permettait jusqu’à présent aux entreprises industrielles françaises de se maintenir dans la course à la compétitivité dans un marché économique mondial très concurrentiel.</span></div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Baisser la production ? </b></div>
     <div>
      <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;"><strong>Une étude menée auprès des adhérents de la certification Origine France Garantie montre que les industriels observent une hausse moyenne de 65,5 % de leur facture énergétique depuis le début de l’année 2022</strong>. Une forte augmentation qui va imposer à court terme, aux entreprises de faire des choix pour maintenir leur activité.&nbsp;<strong>Baisser la production ? Répercuter le prix de l’énergie sur le consommateur final ?</strong>&nbsp;Les leviers d’action sont limités pour faire face à ce surcoût énergétique. Pour pallier à ces augmentations les entreprises sont obligées de s’engager auprès de leur fournisseur sur du long terme sur les prix négociés (parfois jusqu’en 2025),&nbsp;<strong>sinon les tarifs annoncés seraient équivalents à + 100 voir 150% par rapport à 2019/2020.</strong></span></div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;">&nbsp;</div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;">Alors que le Parlement européen à voté le 8 juin dernier le projet historique d’une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne applicable sur les importations en 2027, tout est mis en œuvre pour redéployer un tissu industriel local.<strong>&nbsp;Une réindustrialisation dépendante d’une stabilité des prix de l’énergie afin de construire un modèle économique performant et compétitif.</strong></span></div>    <div style="font-size: 15px; text-align: justify; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;"><strong>&nbsp;</strong></span></div>    <div style="font-size: 15px; text-align: right; line-height: 1.3;"><span style="font-size: 14px;"><strong>La certification Origine France Garantie en partenariat avec les Forces Françaises de l’Industrie&nbsp;</strong>tient à alerter les pouvoirs publics sur cette situation critique pour la réindustrialisation. Il est indispensable d’engager des solutions à court terme pour le maintien raisonné du prix de l’électricité au risque de voir les industriels et le consommateur final en pâtir avec une augmentation des prix des produits fabriqués en France et des faillites en cascade. Il est également urgent d’investir massivement dans la production énergétique de façon à maintenir notre appareil productif d’énergie à la pointe et d’être le plus indépendant possible en la matière. <br />   <br />  A propos de l'auteur : Association Origine France Garantie -</span></div>  <span style="font-size: 14px;">Club des Forces Françaises de l’Industrie</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Quel est le profil des consommateurs de produits Made in France ?</title>
   <updated>2016-04-29T14:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Quel-est-le-profil-des-consommateurs-de-produits-Made-in-France_a2340.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
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   <published>2016-04-27T14:44:00+02:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une enquête inédite et exclusive de la Fédération Indépendante du Made in France (FIMIF).     <div>
      La FIMIF a interrogé, du 22 février au 13 mars 2016, 1 014 personnes s’attachant à consommer, au quotidien, des produits de <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Comment-produire-francais_a1462.html">fabrication uniquement française</a>. Cette enquête révèle pour la première fois le profil et les habitudes du « consomm’acteur <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/78-des-Francais-favorables-a-la-creation-de-rayons-made-in-France_a1314.html">Made in France</a>  ». Alors que 61% des français se disent prêts à payer plus cher un produit de fabrication française (source : CREDOC, 2014), la FIMIF apporte dans cette nouvelle enquête un éclairage inédit sur le profil et les comportements d’achats de ces français qui consomment déjà « Made in France » au quotidien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/9394924-15046051.jpg?v=1461934396" alt="Quel est le profil des consommateurs de produits Made in France ?" title="Quel est le profil des consommateurs de produits Made in France ?" />
     </div>
     <div>
      <span style="line-height: 25.6px;">La&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/www"><strong style="line-height: 25.6px;">note de synthèse</strong></a>.fimif.fr/36/profil-du-consommacteur  <span style="line-height: 25.6px;"><a class="link" href="https://www.economieetsociete.com/www">&nbsp;</a>.fimif.fr/36/profil-du-consommacteur  de l’enquête et le dossier complet sont disponibles en cliquant sur le lien.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Industrie : l’hécatombe continue</title>
   <updated>2013-03-11T16:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Industrie-l-hecatombe-continue_a1479.html</id>
   <category term="Il y a deux ans..." />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/5307405-7920511.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-03-11T16:04:00+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      En mars 2011, Francis Journot, initiateur du projet &quot;Vêtements made in France&quot;, tirait la sonnette d’alarme sur le dépérissement de l’industrie française. Il ironisait même en se demandant <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Et-si-le-gouvernement-se-fichait-de-l-emploi-industriel_a631.html">si le gouvernement de l’époque se fichait de l’emploi industriel.</a> Deux ans plus tard, les faits lui donnent malheureusement raison. Selon une étude publiée par Trendeo, pas moins de  1 000 usines ont été ainsi fermés dans l'industrie en trois ans, soit environ 120 000 emplois détruits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>65% des pertes d’emploi liées à l’amélioration de la productivité</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/5307405-7920511.jpg?v=1363015299" alt="Industrie : l’hécatombe continue" title="Industrie : l’hécatombe continue" />
     </div>
     <div>
      Une tendance qui est en réalité très ancienne, même si l’ampleur n’était pas la même. De 1980 à 2007, donc avant la crise, la France a perdu 36 % de ses effectifs industriels. Ce phénomène s’est accéléré depuis 2000, et s'est encore accru depuis 2008 sous l’effet de la crise. La part de l’industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée totale, en France, est passée de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011. Plus inquiétant, la grande purge ne fait que commencer, selon une étude publiée par Trendeo.        <br />
              <br />
       Mais les causes ne sont pas forcément celles auxquelles ont pense en premier. Ainsi, la principale cause de réduction d’emplois est l’amélioration de la productivité qui représente 65% des pertes d’emploi depuis 2000. Les délocalisations ne représentent que moins de 20% de la réduction des emplois industriels. Il faut également préciser qu’une partie de l’emploi naguère considéré comme industriel est désormais externalisé auprès d’entreprises de services spécialisés. Il y a donc une partie de destruction nette, et une part de transfert vers des activités de service.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.economieetsociete.com/Industrie-l-hecatombe-continue_a1479.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Comment produire français ?</title>
   <updated>2013-02-26T11:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Comment-produire-francais_a1462.html</id>
   <category term="Macroéconomie" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/5266858-7859992.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-02-26T11:25:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Albert Chaigneau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Le-Made-in-France-un-concept-encore-mal-defini_a217.html">Produire français </a> consiste d’abord à ce que des biens et services actuellement produits à l’étranger puis importés soient désormais <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/78-des-Francais-favorables-a-la-creation-de-rayons-made-in-France_a1314.html">made France.</a> Pour parvenir à un tel résultat, encore faut-il comprendre comment le processus inverse s’est développé. Pourquoi, encore aujourd’hui, il se manifeste et apparaît à la Une de l’actualité, dans l’acier, avec Arcelor Mittal, dans l’automobile avec Peugeot et Renault et dans les projets de fermeture de Goodyear Pourquoi un vendeur, puisque c’est à ce niveau de la chaine qu’il faut se situer, (le fait qu’il intègre ou revende en l’état ne changeant pas le principe), décide-t-il d’importer plutôt que de produire, ou d’acheter des produits locaux ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une question de coût</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/5266858-7859992.jpg?v=1361874373" alt="Comment produire français ?" title="Comment produire français ?" />
     </div>
     <div>
      Il le fait pour deux raisons : le coût et le risque. Qui, au moins pour partie, se rejoignent dans la maîtrise du prix de revient. Le problème se situe principalement au niveau du prix de revient des produits. Selon qu’ils sont, ou non, importés. De la fiscalité et des charges qu’ils subissent dans l’un et l’autre cas. La fiscalité la plus importante est la TVA, taxe sur la valeur ajoutée, qui est improprement considérée comme une taxe sur le chiffre d’affaires, puisqu’elle ne le grève que partiellement. En fait, elle ne taxe que la différence entre les achats et les ventes. Elle a donc pour effet d’assurer une sorte de « neutralité » de la fiscalité directe entre les circuits courts, sans intermédiaires, et les circuits longs, qui les multiplient. Ce qui a été considéré, l’est encore par certaines personnes, comme favorable à la sous-traitance et à l’emploi. C’est un leurre, l’intervention d’entreprises étrangères appartenant à la CEE, notamment dans les domaines agricoles et du bâtiment, ayant montré que cela les favorisait au détriment des entreprises françaises, dont la fiscalité et les charges étaient beaucoup plus faibles dès lors que leurs sièges et le paiement de leurs charges se situent dans d’autres pays.       <br />
              <br />
       Si, pour le client final, ce qui est le cas pour le bâtiment, le choix ne s’opère qu’en fonction du prix, pour l’entreprise, qu’elle soit agricole, industrielle ou de distribution, le risque et la maîtrise des coûts entrent également en ligne de compte. Ceci relève donc des modes de gestion des entreprises, de l’arbitrage des gestionnaires et des choix des dirigeants, de chercher à assurer des équilibres entre des recettes et des dépenses, fixes ou variables, de la plus ou moins grande périodicité et longévité. Et chacun de ces choix a une certaine incidence sur l’emploi, les cotisations sociales, les recettes fiscales. Ils ne sont pas effectués, comme pourraient le laisser croire le discours d’hommes politiques et de journalistes, pour des raisons humanistes ou machiavéliques, mais simplement du fait que la finalité des entreprises est le profit. Que les règles qui servent à le définir sont des règles comptables.  Que celles qui déterminent les charges fiscales et sociales influencent très largement ces choix. En outre, dans les grandes et moyennes entreprises, la répartition des tâches, la division et subdivision du travail, réduisent drastiquement les possibilités de choix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Harmonisation fiscale</b></div>
     <div>
      La tâche des gestionnaires n’est pas simple. Et la complexité de la fiscalité la complique encore. L’absence d’harmonisation des fiscalités européennes, qui aboutit à la concurrence fiscale, favorise les grandes entreprises internationales, au détriment des petites qui ne peuvent transférer les coûts et les marges d’un pays à l’autre en fonctions des avantages ou inconvénients fiscaux qui en résultent. Il est évidemment souhaitable que les fiscalités européennes soient harmonisées. Mais comme nombre de membres de la CEE ne le souhaitent pas, déjà conscients des inconvénients à court terme pour leurs entreprises, leurs économies et leurs fiscalités, c’est un objectif à long, voire très long terme. Qui de ce fait n’est pas susceptibles de résoudre les problèmes actuels, ni ceux qui se poseront à court ou moyen terme. On peut le regretter, vouloir travailler à cette harmonisation, mais il faut trouver d’autres solutions pour les problèmes actuels.       <br />
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       La ou les solutions, pour avoir des chances d’être efficaces, doivent nécessairement tenir compte des comportements des acteurs, qu’ils soient clients finaux ou acheteurs intermédiaires. Le système social est le premier employeur public en France, il est en outre, avec les cliniques, centres de soins, maisons de retraites et organismes collecteurs de cotisations privés, sans doute le premier secteur d’activité. Son financement, qui est à la fois d’une grande diversité et d’une grande complexité, ne porte que sur une assiette très limitée. Les deux tiers, constitués des charges sociales (qu’elles soient patronales ou salariales n’étant à mes yeux que purement anecdotiques, les effets étant les mêmes) ne grèvent que les salaires, les autres CSG, CRDS principalement, n’étant payés principalement que par une faible partie de la population, à des taux élevés car grevant des bases faibles. Considérant que le PIB serait de l’ordre de 2 000 milliards d’euros, la somme des chiffres d’affaires, sans effet de cascade, devrait ne pouvoir être inférieure à 6.000 milliards d’euros. 1% représenterait 60 milliards d’euros. Ces estimations sont, bien sûr, très approximatives. Mais elles permettent néanmoins de se rendre compte que la voie envisagée présente des possibilités. Facile à mettre en œuvre : Sûrement pas. Mais le système actuel, véritable « usine à gaz », entassement de dispositions dépourvues de logique et de cohérence, dictées par des circonstances et des compromis montre que, dans ce domaine, le plus invraisemblable reste possible.
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     <div><b>Taxe sur le chiffre d'affaires</b></div>
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      La taxe sur le chiffre d’affaires est la meilleure solution pour de multiples raisons. En premier lieu, comme nous l’avons vu pour ne plus grever les salaires et les revenus, égaliser la charge entre les produits locaux et les produits importés pour cesser de favoriser ces derniers. Ceci ayant mécaniquement pour effet d’entrainer en même temps une augmentation des richesses à partager et une distribution de pouvoir d’achat supplémentaire. Les comptes tels qu’ils sont tenus ne rendent qu’imparfaitement compte de la réalité. Une marchandise achetée 10 à l’étranger et revendue 30 en France assure une distribution de pouvoir d’achat (inférieure à 20, puisque les produits financiers n’y contribuent qu’assez peu) mais sans aucune création de richesse en contrepartie. Ce qui détermine une tendance inflationniste et une paupérisation des populations.       <br />
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       Pour que « produire français » ait les effets espérés, il faut à la fois et concomitamment qu’il y ait création de richesse et distribution de pouvoir d’achat au sein de la population. Ce que certains appellent une « relance » qui, selon eux, ne saurait être portée que par une conjoncture favorable, notamment aux grandes entreprises. C’est manifestement inexact. La capacité de production de trois millions de chômeurs est largement suffisante pour accroitre le produit national. La distribution de pouvoir d’achat qui pourrait résulter de ces emplois susceptibles d’assurer la contrepartie nécessaire. Le seul problème à régler est la « compétitivité » des produits et services sur le marché français. Certains voudront qualifier ma démarche du « vilain mot » de « protectionnisme ». En fait, l’équilibre des comptes nationaux est devenu nécessaire pour assurer la pérennité des échanges internationaux. La situation actuelle de la finance mondiale montre qu’à défaut, les déséquilibres déterminent des tensions sur les monnaies qui s’avèrent et s’avèreront beaucoup plus nuisibles aux échanges. Que les états ne sont pas actuellement en mesure de résoudre ces problèmes et qu’ils débouchent sur des conflits, actuellement latents, mais qui ne demandent qu’à s’envenimer.        <br />
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       <b>À propos de l’auteur :</b> <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/La-BCE-et-la-souverainete_a1259.html">Marc Albert Chaigneau</a> a été conseil de sociétés et avocat d’affaires, puis responsable juridique pendant 35 ans. De 1974 à 1998, il procède ainsi à des centaines d’analyses de sociétés, les suivant depuis la création jusqu’à la liquidation, en passant par les fusions, cessions, restructurations.
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