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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-21T05:43:15+02:00</updated>
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   <title>L’Irlande sort la tête de l’eau</title>
   <updated>2012-11-05T17:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/L-Irlande-sort-la-tete-de-l-eau_a1322.html</id>
   <category term="Il y a deux ans..." />
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   <published>2012-11-05T17:27:00+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Après un sommet d’urgence, l'Union européenne accordé en novembre 2010 <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/90-milliards-d-euros-pour-l-Irlande_a506.html">une aide financière de 90 milliards d’euros à l'Irlande</a>. Les banques devaient recevoir 20 à 40 milliards d'euros au maximum. En échange, le gouvernement irlandais s’était engagé à un plan de redressement des finances publiques. Le taux d'imposition des sociétés devait être revu à la hausse. Fixé à 12,5 %, il correspondait à moins de la moitié du taux moyen appliqué actuellement dans l'Union européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/4890152-7295106.jpg?v=1352134112" alt="L’Irlande sort la tête de l’eau" title="L’Irlande sort la tête de l’eau" />
     </div>
     <div>
      Deux ans plus tard, quelle est la situation ? Toujours pas glorieuse. La crise a considérablement affaibli le pays que l’on appelait au début des années 2000, le tigre celtique. Aujourd’hui, il ressemble plutôt à un petit chat. Révolue l'époque où la croissance moyenne du pays s'établissait à plus de 5 % par an. La banque centrale vise désormais des chiffres beaucoup plus modestes : 0,5 % pour 2012 et 1,7 % pour 2013.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une meilleure compétitivité</b></div>
     <div>
      Néanmoins, la situation n’est plus si catastrophique. La Banque centrale européenne a jugé que, ces cinq dernières années, l'Irlande a enregistré un gain d'environ 18 % en matière de compétitivité relativement aux autres pays de la zone euro. Calculée en heures travaillées par personne, la productivité irlandaise dépasse, en 2011, de 28 % celle de la moyenne de l'Union. Une tendance confirmée par le classement « Doing business » de la Banque mondiale. L'Irlande est classée au 15 e rang et figure au premier rand des pays de la zone euro.       <br />
              <br />
       Autre raison d’espérer : la relative bonne santé des banques irlandaises. Ainsi, le sauvetage d’Anglo Irish Bank par Dublin devrait coûter moins cher que prévu initialement : 25 milliards d’euros contre de 29 à 34 milliards d’euros lors des dernières estimations. La banque a été rebaptisée Irish Bank Resolution Corporation (IBRC), après sa fusion avec Irish Nationwide Building Society (INBS). IBRC a ramené en 2011 sa perte nette à 884 millions d'euros, contre une perte record de 17,7 milliards en 2010.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Chronique : Bis repetita</title>
   <updated>2010-12-09T19:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Chronique-Bis-repetita_a530.html</id>
   <category term="Marchés et Finance" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/2534036-3570876.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-12-09T06:01:00+01:00</published>
   <author><name>Morad El Hattab et Irving Silverschmidt</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2534036-3570876.jpg?v=1291807639" alt="Chronique : Bis repetita" title="Chronique : Bis repetita" />
     </div>
     <div>
      Si l’Histoire ne se répète pas, on ne peut pas en dire autant de la finance. La crise qu’a traversée l’Europe en novembre 2010 est quasiment la copie conforme de celle qu’elle a endurée en mai 2010. Quand allons-nous apprendre de nos erreurs ?       <br />
              <br />
       À partir de la fin avril 2010, sur les marchés, les investisseurs fuyaient les risques…tous les risques, et les quatre États périphériques de la zone euro (Grèce, Portugal, Irlande, Espagne) ne pouvaient tout simplement plus placer leurs papiers (leurs obligations), des bruits affreux commençaient à circuler sur l’Italie, tandis que le Ministre français du budget, M. François Baroin, évoquait des menaces sur la notation AAA de la France par les Agences de notation pour justifier la réforme des retraites.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Acte I : la Grèce</b></div>
     <div>
      Le vendredi 7 mai 2010, la Chancelière de l’Allemagne Fédérale, Mme Angela Merkel, fut convaincue par le Président de la Banque centrale européenne (BCE) que ce n’était point seulement Athènes qui succombait aux attaques mais la zone euro. De fait, depuis le début 2010, la BCE intervenait progressivement pour refinancer des banques grecques exclues des marchés financiers et des prêts interbancaires. Les crédits au jour le jour accordés aux banques grecques sont ainsi passés de 38 milliards d’€ (7,8% des actifs des banques grecques) à 47 milliards d’euros fin mars 2010.        <br />
              <br />
       Par la suite, la BCE a anticipé la création des mécanismes de sauvetage européen : le fonds européen de 110 milliards d’€ surtout destiné à la Grèce et l’EFSF (European Financial Stability Facility) qui est un mécanisme de garantie des emprunts des Etats faibles par les seize Etats de la zone euro pour un montant de 440 milliards d’euros dont 150 par l’Allemagne, 110 par la France et 60 par les autres Etats membres. La BCE a alors acquis au cours du mois de mai 2010 pour 64 milliards d’€ d’obligations des quatre Etats périphériques, surtout la Grèce.       <br />
              <br />
       De nouveau, depuis octobre 2010, la Grèce, le Portugal et l’Irlande ne peuvent plus placer leurs emprunts. Leurs banques ne peuvent plus emprunter sur les marchés et elles sont de fait exclues des prêts interbancaires, les liquidités des banques portugaises, grecques et surtout irlandaises sont à présent approvisionnées par la BCE.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Acte II : l’Irlande</b></div>
     <div>
      Les lignes de crédit de la BCE atteignent, pour l’Irlande 121 milliards d’euros, soit 80% du PIB de l’Irlande, pour la Grèce 95 milliards d’€ soit 40% du PIB, pour le Portugal 50 milliards d’€ soit 29% du PIB et pour l’Espagne 72 milliards d’€. Le total des lignes de crédit de la BCE pour ces quatre pays atteint donc 338 milliards d’€ sur l’ensemble des 520 milliards prêtés par la BCE. S’il est admis que prêter aux banques d’un pays plus de 10% du PIB de ce même pays ressemble fort à une subvention, alors la BCE devient pour le Portugal, la Grèce et surtout l’Irlande un tendre et affectionné Saint Bernard…       <br />
              <br />
       Mais surtout les engagements de la BCE témoignent d’une crise financière dans l’Eurozone comparable sinon plus aiguë que la crise de mai 2010. D’autres ressemblances se présentent aussi, par exemple, l’insistance de l’Allemagne à vouloir punir les États pêcheurs avec l’obligation de plans de rigueur sauvages. Cette fois-ci, l’Allemagne a innové : elle exige par la voix de son ministre des finances, M. Wolfgang Schaüble, la punition non seulement des pêcheurs mais de leurs créanciers. Du coup, plus personne ne veut acquérir des titres de dettes des États faibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Quel avenir pour l’Eurozone ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2534036-3570879.jpg?v=1291807732" alt="Chronique : Bis repetita" title="Chronique : Bis repetita" />
     </div>
     <div>
      Certes, la déclaration hâtive de l’Allemagne selon laquelle seuls les acquéreurs de dettes publiques après 2013 seraient concernés par d’éventuelles restructurations n’a qu’à moitié convaincu. Que se passera- t-il après mai 2013 ? Obligée de pallier à l’absence des marchés pour refinancer les banques des Etats faibles de l’Eurozone, la BCE est furieuse des déclarations allemandes. Mais surtout, les vraies causes des crises de l’Eurozone ont été exposées au grand jour par la BCE sans le vouloir.       <br />
              <br />
       En effet, les marchés indiquent que les obligations de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande ne trouvent pas preneur, mais ces trois Etats n’ont pas vraiment besoin d’emprunter sur les marchés.        <br />
       La Grèce s’approvisionne auprès du fonds européen de 110 milliards d’euros sous forme d’emprunts à trois ans (et ses banques auprès de la BCE) tandis que le Portugal et surtout l’Irlande se sont refinancées. Et leurs finances publiques peuvent tenir jusqu’à l’été 2011.       <br />
              <br />
       Les taux d’intérêt sur les Bons du Trésor grecs, portugais et irlandais indiquent simplement la valeur d’échange de ces titres sur les marchés. Par contre, les banques de ces trois pays ne peuvent plus s’approvisionner qu’auprès de la BCE. La vérité sort donc peu à peu des bois où elle était cachée. Si la crise des finances publiques grecques est une vraie crise des finances publiques, dans le cas du Portugal et surtout de l’Irlande, elle résulte de la liquidation d’une bulle immobilière financée à crédit par les banques et évidemment les banques locales (au Portugal et en Irlande) y ont fortement participé.       <br />
              <br />
       Les finances publiques irlandaises en particulier étaient fort saines, mais depuis, le gouvernement irlandais a décidé de garantir toutes les dettes de ses banques, et pas seulement les dépôts des particuliers…le montant garanti atteint 450 milliards d’euros soit trois fois le PIB annuel de l’Irlande.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Acte III ?</b></div>
     <div>
      Or, les banques irlandaises ont financé la bulle immobilière de l’Irlande bien au-delà de ce que leur permettaient leurs dépôts. Ainsi, la «Bank of Ireland» a prêté quelque 160 % de ses dépôts et les crédits qu’elle a accordés ont financé une bulle immobilière, ils ne valent guère mieux que de vulgaires «subprimes». Pourtant, la «Bank of Ireland» avait magistralement réussi les «stress tests» européens cet été 2010.        <br />
              <br />
       Les faits vont-ils encore se répéter ? Aurons-nous droit à un acte III ? Possible. Après la Grèce et l’Irlande, le Portugal et l’Espagne sont les principaux prétendants. Affaire à suivre.       <br />
              <br />
       Les deux auteurs ont publié en août 2010, <span style="font-style:italic"> La vérité sur la crise</span>. Pour en savoir plus sur ce livre, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/downloads/files/91397/" target="_blank">cliquez-ici.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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  <entry>
   <title>La BCE, le Saint Bernard de l’Europe</title>
   <updated>2010-12-21T09:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/La-BCE-le-Saint-Bernard-de-l-Europe_a527.html</id>
   <category term="Macroéconomie" />
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   <published>2010-12-07T06:01:00+01:00</published>
   <author><name>Morad El Hattab et Irving Silverschmidt</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2529959-3564923.jpg?v=1291710676" alt="La BCE, le Saint Bernard de l’Europe" title="La BCE, le Saint Bernard de l’Europe" />
     </div>
     <div>
      Cette « stratégie de sortie » pourrait être qualifiée de succès puisque le montant total des avances de la BCE aux banques s’est réduit à quelques 520 milliards d’euros, soit environ 15% de plus qu’au printemps 2007. En fait, derrière une austérité apparente, la BCE est devenue un véritable Saint Bernard parti au secours des banques perdues sans collier des Etats en détresse de la zone euro.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une stratégie de sortie de crise réussie (pour le moment)</b></div>
     <div>
      Selon Barclays’Capital (The Economist, 13 novembre 2010), les prêts à court terme de la BCE aux banques portugaises financent quelques 7,2 % de leurs actifs. Dans le cas de l’Irlande, les estimations varient comme un compteur Geiger affolé : selon le Wall Street Journal du 16 Novembre 2010, les avances de la BCE aux banques irlandaises atteignent 80 milliards d’euros soit 50% du PIB annuel de l’Irlande.       <br />
              <br />
       Le Financial Times, lui, après avoir indiqué le 11 novembre 2010 que la BCE était devenue le principal créancier des banques irlandaises, avance un montant de 130 milliards d’€, donc quelques 80% du PIB annuel de l’Irlande (16 novembre 2010). L’on comprend mieux pourquoi les  Ministres des finances de l’eurozone, et plusieurs banquiers des Banques Centrales en viennent à exiger de l’Irlande qu’elle se soumette à un plan de sauvetage européen.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La BCE sauve l’Irlande</b></div>
     <div>
      Certes, en théorie, les dépenses publiques de l’Irlande sont financées jusqu’à l’été 2011 avec un petit trésor de guerre d’un peu plus de 20 milliards d’euros, aussi, au moins techniquement l’Irlande peut attendre, mais cela n’est vraisemblablement plus le cas pour les banques irlandaises.        <br />
              <br />
       L’Irlande est d’autant moins portée à demander un plan de sauvetage que ses partenaires exigeront en contrepartie une véritable mise sous tutelle des finances irlandaises et le contrôle des engagements de l’Irlande vis-à-vis de ses banques, engagements estimés à quelques 450 milliards d’euros soit près de trois fois le produit intérieur brut (PIB) annuel de l’Irlande.       <br />
              <br />
       La crise des finances publiques de l’Irlande est donc en fait une crise des banques irlandaises. Début novembre 2010, la « Bank of Ireland » a été obligée d’avouer que le rapport entre ses actifs et les dépôts s’était accru de 145 à 160 %, cela signifie qu’elle doit se refinancer sur les marchés financiers à raison de plus de 50 % de ses dépôts…       <br />
              <br />
       Or, les banques irlandaises ne parviennent plus à se refinancer sur les marchés des prêts interbancaires, le financement sur les marchés s’est évaporé, et il semble même que les clients privés commencent à retirer leurs dépôts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La BCE est devenue, malgré elle, prêteur en dernier ressort</b></div>
     <div>
      La BCE est devenue, malgré elle, prêteur en dernier ressortLes montants avancés par l’Etat irlandais pour sauver les banques, jusqu’à présent 50 milliards d’euros, sont devenus insuffisants, au point d’en devenir inadéquats, le financement des banques irlandaises est donc à présent assuré par la BCE, et l’Etat irlandais semble s’en accommoder d’un cœur bien léger.       <br />
              <br />
       En principe, la BCE est indépendante et les Traités lui interdisent de recevoir des instructions de quelque Etat membre que ce soit. Bien que son mandat ne prévoit pas qu’elle serve de prêteur aux banques en dernier recours, la BCE a, depuis le début de la crise, accepté cette mission car sinon des crises systémiques bancaires se seraient produites, mais la BCE n’avait certainement pas prévu qu’elle soit amenée à financer des banques irlandaises spéculatives incapables de trouver sur les marchés ou les prêts interbancaires les refinancements nécessaires.       <br />
              <br />
       Les deux auteurs ont publié en août 2010,<span style="font-style:italic"> La vérité sur la crise</span>. Pour en savoir plus sur ce livre, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/downloads/files/91397/" target="_blank">cliquez-ici.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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  <entry>
   <title>Crise financière et économique en Europe - Volume II</title>
   <updated>2010-12-01T00:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Crise-financiere-et-economique-en-Europe-Volume-II_a519.html</id>
   <category term="Marchés et Finance" />
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   <published>2010-11-30T20:55:00+01:00</published>
   <author><name>Frédéric Frep</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2517174-3545177.jpg?v=1291160011" alt="Crise financière et économique en Europe - Volume II" title="Crise financière et économique en Europe - Volume II" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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  <entry>
   <title>L’Irlande et le modèle de la crise de l’Eurozone</title>
   <updated>2010-12-14T10:40:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/L-Irlande-et-le-modele-de-la-crise-de-l-Eurozone_a515.html</id>
   <category term="Marchés et Finance" />
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   <published>2010-11-30T07:01:00+01:00</published>
   <author><name>Morad El Hattab et Irving Silverschmidt</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2513345-3539005.jpg?v=1291104055" alt="L’Irlande et le modèle de la crise de l’Eurozone" title="L’Irlande et le modèle de la crise de l’Eurozone" />
     </div>
     <div>
      La crise de l’Irlande résulte essentiellement d’une bulle immobilière financée par des banques irlandaises à partir des marchés internationaux de crédit. Les finances publiques irlandaises étaient saines, avec un endettement public égal à 25 % du PIB annuel de l’Irlande, elles ont été déstabilisées pour trois raisons :       <br />
              <br />
       -	La crise immobilière a provoqué l’effondrement du secteur immobilier, à savoir la construction et les services immobiliers.       <br />
              <br />
       -	La baisse très forte de l’emploi qui s’en est suivie s’est étendue à l’ensemble du commerce et des services.       <br />
              <br />
       -	Le système bancaire s’est alors caractérisé par des actifs immobiliers toxiques financés à très court terme sur les marchés internationaux de crédit. L’Etat irlandais a alors tenté de garantir les cinq banques irlandaises soit 480 milliards d’euros de passif donc trois fois le PIB annuel de l’Irlande, or dans le même temps, à la suite de la crise immobilière, puis des services, les revenus fiscaux annuels sont passés de 47 à 31 milliards d’euros !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les plans d’austérité n’ont pas suffit</b></div>
     <div>
      La baisse des revenus fiscaux a commencé par créer un déficit budgétaire aussi profond qu’inattendu. D’abord estimé à 11,9 % du PIB annuel pour 2010, il est révisé à 14,4 % du PIB annuel pour 2010.       <br />
              <br />
       Les plans d’austérité ont de suite suivi mais ils ne pouvaient réduire le déficit au mieux à 10 % du PIB annuel pour 2011. Dès octobre 2010, les économies budgétaires prévues ont dû être doublées, mais à la mi-novembre 2010, l’on ne savait pas aux dépends de qui…       <br />
              <br />
       La garantie des banques s’est révélée décisive, aucun pays n’est capable de garantir des dettes financières équivalentes au triple de son PIB annuel (pour l’Irlande 480 milliards d’euros pour un PIB annuel de 164 milliards d’€).         <br />
              <br />
       La décision du gouvernement irlandais est d’ailleurs, au moins à première vue étrange, en effet le droit européen en vigueur ne crée pour un Etat membre d’obligation que celle de garantir les dépôts des particuliers pour un montant maximum de 70 000 € porté récemment à 100 000 €, pourquoi tout garantir ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux bulles immobilières pour le prix d’une</b></div>
     <div>
      La situation des banques irlandaises est quelque peu exceptionnelle par les risques pris. Les banques irlandaises ont en effet financé deux bulles immobilières :        <br />
              <br />
       -	Une bulle immobilière dite « commerciale » c'est-à-dire des immeubles de bureaux, des centres commerciaux, des hôtels. Cette bulle immobilière a commencé à se liquider dès 2009, les bureaux sont vides.       <br />
              <br />
       -	Une bulle immobilière des logements, elle commence à se liquider, avec une baisse des prix de 36 % par rapport au plus haut, les emprunteurs doivent plus que la valeur de leur logement. C’est cette deuxième bulle immobilière qui déprécie la valeur des investissements des banques au point d’annuler leur capital et en fait de les rendre insolvables.       <br />
              <br />
       Les méthodes de financement des banques irlandaises ont été audacieuses et innovantes, en effet, les crédits accordés par les cinq banques irlandaises dépassent 160% des dépôts, tandis que les capitaux propres s’étaient établis au minimum de « Bâle II » soit moins de 8% des crédits accordés. Et pourtant, ces cinq mêmes banques irlandaises avaient magnifiquement réussies les stress tests européens lors de l’été 2010.          <br />
              <br />
       Autrement dit, les 480 milliards d’€ d’actifs étaient financés par les dépôts des particuliers à raison de 300 milliards d’€, et près de 160 milliards d’€ étaient empruntés à très court terme sur les marchés et les prêts interbancaires. Les marchés de crédit ont cessé de renouveler les emprunts des banques irlandaises et elles ne peuvent plus emprunter sur les marchés interbancaires. La BCE et la Banque Centrale d’Irlande ont pris le relais : au 29 octobre 2010, la BCE accordait pour 130 milliards d’ € de facilités (soit le quart du total des prêts de la BCE aux banques de l’Eurozone), cela représente 80% du PIB annuel de l’Irlande, et la Banque d’Irlande accordait pour sa part 30 milliards d’€ d’avances.        <br />
              <br />
       L’on comprend que le sauvetage par l’Europe devenait nécessaire ne serait ce que pour dégager la BCE. Tout ceci ne tient pas compte des avances de l’Etat irlandais à ses banques assurées sous forme d’ « I.O.U. » http://en.wikipedia.org/wiki/IOU c'est-à-dire d’engagements remboursables à vue en euros, soit près de 50 milliards d’€.       <br />
              <br />
       Le gouvernement du Fionna fail  mène une lutte héroïque pour limiter l’impôt sur les bénéfices des sociétés à 12,5% au nom de l’héritage des insurgés de Pâques en 1916 à Dublin. Il est bien connu qu’ils ne se seraient pas soulevés s’ils avaient su que cet impôt sur les bénéfices pourrait dépasser 12,5%... L’Irlande fournit ainsi un cas typique de la situation des quatre Etats périphériques : Grèce, Portugal, Irlande et Espagne.
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     <div><b>L’Europe devra débourser 250 milliards d’Europe</b></div>
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      Le sauvetage par l’Europe pose cependant les limites des capacités de l’Union Européenne. Pour la Grèce, le montant admis était de 110 milliards d’€, pour l’Irlande il s’évalue à 90 milliards d’€, il va aussi falloir sauver le Portugal, sans doute 50 milliards d’€, soit un total de 250 milliards d’€.        <br />
              <br />
       Le fonds grec, 110 milliards est spécifique, les 140 milliards d’euros doivent venir de l’E.F.S.F. dotée en principe de 440 milliards d’€ garantis par les 16 pays de l’Eurozone, mais individuellement. Sur ces 440 milliards d’€, 150 milliards d’€ sont garantis par l’Allemagne, 60 par les autres pays notés AAA, et 110 milliards d’€ par la France, soit un total de 320 milliards d’€.       <br />
              <br />
       Si 130 à 140 milliards d’€ sont engagés pour sauver l’Irlande (c’est prévu) et le Portugal (c’est jugé inévitable), cela signifie que les engagements de l’Allemagne sont consommés. L’Espagne est aussi ravagée par une bulle immobilière, et la crise économique qui a suivi a réduit les recettes fiscales au point de creuser un déficit de 11,5% du PIB annuel espagnol, mais là, les crédits des banques espagnoles atteignent 1800 milliards d’€ dont la moitié par des « Caijas » au financement aléatoire. S’il faut sauver l’Espagne, d’où viendra le financement européen ?        <br />
              <br />
       Or, derrière les Etats à sauver, il y a le système des banques européennes : selon une étude de la Royal Bak of Scotland, les banques européennes ont investi plus de 2000 milliards d’€ dans les quatre Etats périphériques, et les obligations d’Etat sont des placements sans doute plus sûrs que les crédits qui ont servi à financer les bulles immobilières… Pourvu que l’Espagne tienne bon !       <br />
              <br />
       Les deux auteurs ont publié en août 2010,<span style="font-style:italic">La vérité sur la crise</span>. Pour en savoir plus sur ce livre, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/downloads/files/91397/" target="_blank">cliquez-ici.</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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