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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-11T23:10:49+02:00</updated>
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   <title>Reprise de l'activité de la filière éolienne</title>
   <updated>2014-09-01T18:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Reprise-de-l-activite-de-la-filiere-eolienne_a1881.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
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   <published>2014-09-01T18:13:00+02:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vers une relance durable pour atteindre 23 % d'énergies renouvelables en 2020 ?     <div>
      Après trois années marquées par un fort ralentissement du nombre d’installations éoliennes raccordées au réseau électrique, les statistiques publiées ce jour par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie montrent une nette reprise au premier semestre 2014. Cette accélération du rythme de développement de la filière s’explique en grande partie par la mise en œuvre de mesures récentes visant à sécuriser le cadre économique et à simplifier le cadre réglementaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une multiplication par deux</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/6947322-10622198.jpg?v=1409588324" alt="Reprise de l'activité de la filière éolienne" title="Reprise de l'activité de la filière éolienne" />
     </div>
     <div>
      Au 30 juin 2014, le parc éolien français atteint une puissance installée de 8&nbsp;592 MW. Au cours du premier semestre, 384 MW ont été raccordés au réseau électrique, soit une multiplication par deux quasiment de la puissance installée par rapport à la période équivalente de 2013. Par ailleurs, la puissance des projets éoliens avec une convention de raccordement signée continue de progresser, ce qui confirme une relance de l’activité. <br />   <br />  Cette reprise, attendue depuis trois ans, est le fruit des mesures de soutien à la filière éolienne adoptées au cours des 18 derniers mois. Ainsi, en avril 2013, la loi «&nbsp;BROTTES&nbsp;» a permis de lever plusieurs freins au développement des projets&nbsp;: en métropole, les zones de développement de l’éolien et la règle des 5 mâts ont été supprimés&nbsp;; dans les DOM-COM, des dispositions nouvelles ont rendu de nouveau possible l’installation de parcs éoliens dans les communes littorales. En mai dernier, après l’annulation par le Conseil d’Etat de l’arrêté tarifaire éolien, la ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, Madame Ségolène ROYAL, a confirmé son soutien à l’énergie éolienne en signant un nouvel arrêté tarifaire maintenant au même niveau le tarif d’achat. Incontestablement, ces décisions ont permis de sécuriser le cadre de développement de la filière et d’offrir de la visibilité aux acteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1 500 MW de nouvelles capacités doivent être installées chaque année</b></div>
     <div>
      Pour confirmer les bons chiffres du premier semestre 2014 et assurer une relance durable du rythme de développement de la filière, les efforts doivent être poursuivis avec la mise en œuvre de nouvelles mesures pour diviser par deux le temps de développement des projets éoliens, lever les derniers freins techniques, comme les radars et les contraintes aéronautiques, et faciliter la baisse des coûts de la filière. Dans ces trois domaines, à l’issue d’une large concertation au sein de ses commissions et de ses groupes de travail, le Syndicat des énergies renouvelables a formulé des propositions concrètes pour moderniser et simplifier les procédures administratives, d’une part, et construire un&nbsp; cadre économique pérenne pour la filière. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Pour parvenir à l’objectif de 19&nbsp;000 MW éoliens que la France s’est fixé à l’horizon 2020, 1&nbsp;500 MW de nouvelles capacités doivent être installées chaque année au minimum. Afin d’atteindre ce rythme et d’assurer une reprise durable, la profession compte sur les nouvelles mesures de simplification des procédures administratives annoncées par le Gouvernement. Les acteurs de l’éolien souhaitent également disposer de visibilité sur l’évolution des dispositifs de soutien&nbsp;»</em>, estilme Jean-Louis Bal, Président du SER.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Photovoltaïque et éolien : le désamour ?</title>
   <updated>2013-10-24T05:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Photovoltaique-et-eolien-le-desamour_a1667.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/5984432-8922006.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-10-24T04:52:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Garipuy</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La hausse du cours de pétrole (passé de 4$/b en 1970 à 80$ en 2007 et 110 $ actuellement), conjugué à un réchauffement climatique attribué à l’effet de serre du CO2 dégagé par la combustion des énergies fossiles (charbon et hydrocarbures), a convaincu la planète entière qu’il fallait réduire la consommation de ces énergies. Pour les remplacer, on a mis en avant les énergies renouvelables, principalement l’éolien et le photovoltaïque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sous-charge</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/5984432-8922006.jpg?v=1382583670" alt="Photovoltaïque et éolien : le désamour ?" title="Photovoltaïque et éolien : le désamour ?" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, elles sont loin d’être une panacée : leur facteur de charge en France (rapport entre l’énergie électrique effectivement produite sur une période donnée et l’énergie produite par un fonctionnement à la puissance maximale durant la même période) est de 13% en photovoltaïque, et de 23% en éolien (21,7% en 2011, 24% en 2012, source : RTE). Conséquence : une énergie non fatale (que l’on peut produire à la demande : thermique carbonée, nucléaire ou hydraulique, principalement) doit fournir les deux tiers de l’énergie nécessaire.        <br />
              <br />
       En éolien, la puissance garantie (celle sur laquelle le gestionnaire du réseau peut compter en permanence) n’est disponible que pendant 5% du temps (source : rapport ENERGIE 2050). Ce qui signifie que pendant 95% du temps, des sources d’énergie non fatales doivent fonctionner. Celles-ci fonctionnent donc la plupart du temps en sous-charge, ce qui en majore le coût.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une question de coût</b></div>
     <div>
      De plus, ces énergies renouvelables sont coûteuses, et il faut subventionner lourdement leur production (la « CSPE », taxe qui est prélevée à cette fin sur les factures d’électricité, représente déjà 3 milliards d’euros par an pour la France, et 20 milliards en Allemagne). Ces subventions créent une distorsion de concurrence avec le gaz, qui pourtant peut seul (avec l’énergie des barrages à lac hydro-électriques) satisfaire les pointes de consommation.        <br />
              <br />
       Du coup, cette utilisation partielle du gaz réduit la rentabilité de cette énergie, ce qui entraîne la fermeture de  nombreuses centrales à gaz (51 GW ont déjà été supprimés, soit l’équivalent de la moitié de la puissance électrique française, et c’est 130 GW qu’il faudrait éliminer au total). Avec pour conséquence un risque accru d’effondrement du <a class="link" href="http://www.enerzine.com/15/16370+la-menace-dune-panne-delectricite-plane-sur-leurope-cet-hiver+.html">réseau européen en cas de grand froid.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Paradoxe...</b></div>
     <div>
      Et on arrive aujourd’hui à ce paradoxe : les principales entreprises européennes d’électricité demandent l’arrêt des subventions des énergies renouvelables … ce qui aurait pour conséquence que ces entreprises devraient vendre à perte l’électricité renouvelable. C’est dire que cela aboutirait à un abandon pur et simple de ces filières, un retentissant et coûteux échec industriel. C’est d’ailleurs ce que vient de faire l’Espagne, qui ne subventionne plus de nouvelles installations de ce type (mais devra continuer à assumer ses contrats passés, dont les subventions lui coûtent actuellement 7 milliards d’euros par an). Pour ce qui concerne la France, Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez déclare : &quot;Nous avons besoin d'un marché plus harmonieux en ce qui concerne les capacités. Nous demandons <a class="link" href="http://www.romandie.com/news/n_Les_energeticiens_veulent_la_fin_des_aides_aux_renouvelables_dans_l_UE34111020131623.asp">d'intégrer les énergies renouvelables dans le marché réel et de laisser de côté les subventions&quot;</a>       <br />
              <br />
       Comment réagiront les gouvernements ?  En Allemagne, Angela Merkel, récemment réélue, a promis de réexaminer cette question. Mais ce qui semble sûr, c’est qu’elle ne reviendra pas sur l’abandon du nucléaire, ce qui ne laisse comme alternative que l’augmentation de l’utilisation du charbon (alors que c’est le produit le plus polluant, surtout pour le lignite, pour lequel 26 centrales sont en construction en Allemagne). En fait c’est Angela Merkel qui porte la responsabilité de cette « Energiewende » (transition énergétique), puisqu’elle avait déclaré le 29 octobre 2004, alors qu’elle était chef de la CDU et avant de devenir chancelière (hôtel Hyatt, Cologne) : <span style="font-style:italic">&quot;à la longue, il y aura tellement de bénéficiaires de la politique en matière d’énergie éolienne qu’il deviendra impossible de trouver une majorité pour y mettre une borne&quot;. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Jusqu'à quand va continuer le gâchis ?</b></div>
     <div>
      Comme quoi, le gros défaut des énergies renouvelables est qu’elles paraissent « intuitives », et que chacun se sent qualifié pour avoir un avis sur la question. En France, la dernière réunion gouvernementale sur la transition énergétique (en septembre 2013) a mis l’accent principalement sur les économies d’énergie de chauffage… sans piper mot des énergies éoliennes et photovoltaïques. Le virage serait-il pris ? Pas vraiment, puisque le projet d’éoliennes marines, dont le surcoût en 20 ans est de 60 milliards d’euros, est maintenu, que l’on continue à financer de nouvelles installations photovoltaïques, et que l’arrêt de Fessenheim est maintenu (alors que l’Autorité de Sûreté Nucléaire vient de prolonger sa durée de vie de 10 ans). Le gâchis va donc continuer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>L’éolien s’impose lentement mais sûrement</title>
   <updated>2011-10-04T10:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/L-eolien-s-impose-lentement-mais-surement_a463.html</id>
   <category term="La phrase de la semaine" />
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   <published>2010-10-18T11:37:00+02:00</published>
   <author><name>Franck Stassi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2420010-3392365.jpg?v=1289631021" alt="L’éolien s’impose lentement mais sûrement" title="L’éolien s’impose lentement mais sûrement" />
     </div>
     <div>
      En 2009, le marché mondial de l'énergie éolienne a connu une croissance de 41,7% tandis qu'il a enregistré une hausse moyenne de 28,6% par an au cours des treize dernières années. Une étude publiée par Greenpeace et le Global Energy Wind Council (GWEC) indique que l'énergie éolienne pourrait fournir un cinquième de l'électricité mondiale d'ici à 2030. Ces estimations sont particulièrement optimistes par rapport aux projections de l'Agence internationale de l'énergie de l'ONU, qui table sur seulement 4,8 % de l'électricité mondiale produite par l'énergie éolienne en 2020, soit un triplement par rapport à la production actuelle. Il y a deux ans, <span style="font-style:italic">Économie et société </span> faisait déjà le point sur un secteur plus que prometteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Article publié pour la première fois le 17/10/2008</b></div>
     <div>
      10 % de la production d’électricité devra provenir du parc éolien à l’horizon 2020. Cet ambitieux objectif que s’est fixée la France « ne répond pas à un besoin en France et  induirait des surcoûts pour la collectivité pouvant dépasser 2,5 milliards d’euros par an à l’horizon 2020 », tranche l’Institut Montaigne, un club de recherche économique privé. En pointant du doigt la politique dans ce secteur, le think-tank réveille les clivages entre « pro » et « anti »-éoliens, dont le dernier en date n’est d’autre que l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing.        <br />
                <br />
       10 000 nouveaux aérogénérateurs devront être installés pour parvenir à cet objectif. La capacité éolienne de la France est dix fois inférieure à celle de l’Allemagne. Car le développement de l’éolien se heurte dans l’Hexagone à des contraintes avant tout… environnementales. La puissance du vent est mise en cause sur le plan énergétique, avec une utilisation qu’à un quart du temps en moyenne. De plus, pour une même surface, le nucléaire permettrait de produire 2 000 fois plus d’électricité que l’éolien. Pour atteindre ses capacités, il faudrait ainsi planter des mâts sur un vingtième du territoire ! « Le vent souffle toujours quelque part. Grâce au foisonnement des parcs, nous parvenons à éliminer les problèmes liés à l’intermittence. Le courant que produisent les éoliennes est injecté sur le réseau d’EDF », tente de rassurer  Nicolas Wolf, directeur général de Vestas en France dans Le Figaro.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Progression des capacités mondiales </b></div>
     <div>
      Toujours est-il que les pâles fleurissent progressivement sur le globe. En l’espace d’un an, les capacités mondiales ont progressé de 27 %. 7 % de l’énergie produite sur le continent européen l’est désormais par des éoliennes. A l’échelle du globe, seulement 3,3 % de la consommation est fournie par le vent, mais les experts estiment que cette part pourrait grimper à 25 % en 2030. En France, l’Etat mise depuis 2001 sur l’argument financier pour développer son parc. Les particuliers sont désormais incités à investir dans l’éolien par le biais du rachat obligatoire de l’énergie par EDF, à un prix garanti. L’obligation européenne de produire 22 % d’énergies renouvelables en 2020 ne pourra être assumée que par les seuls pouvoirs publics.        <br />
                <br />
       Les particuliers peuvent également prendre leur part du gâteau par l’intermédiaire d’un placement. Depuis janvier, le Fonds Royal Co² de Prigest recule de seulement 7 % contre plus de 25 % pour le CAC 40: en ces temps de crise, l’énergie peut s’avérer être un choix judicieux. A la Bourse de Copenhague, l’action du  leader mondial de la conception de turbines Vestas Wind SYstems a progressé de 23 % depuis le début de l’année. Attention toutefois à la branche concernée : ainsi, le producteur d’électricité à partir d’éoliennes Théolia fait face à une chute de son titre de 40 % en un an, sur fond de décollage difficile du marché alternatif de l’énergie.        <br />
                <br />
       Pour en savoir plus sur le sujet, <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Chronique-Il-faut-arreter-les-eoliennes-marines_a443.html">cliquez-ici</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>Chronique : Il faut arrêter les éoliennes marines</title>
   <updated>2011-10-04T10:55:00+02:00</updated>
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   <published>2010-09-30T14:30:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Garipuy</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/2380973-3334309.jpg?v=1289631012" alt="Chronique : Il faut arrêter les éoliennes marines" title="Chronique : Il faut arrêter les éoliennes marines" />
     </div>
     <div>
      La presse nous apprend que le ministère du développement durable est sur le point d’engager 10 milliards d’euros pour l’installation d’éoliennes marines. L’Institut Montaigne a fait une étude sur l’énergie éolienne qui a montré les inconvénients de cette forme d’énergie : elle est notamment  irrégulière, coûteuse et déstabilisante pour le réseau. Elle crée une nuisance environnementale. Cette étude a eu un certain impact sur les parlementaires, qui ont adopté des mesures administratives qui freinent l’installation des éoliennes terrestres. Mais le ministre d’Etat JL Borloo a trouvé la parade : il installera des éoliennes marines, pour lesquelles il a les mains libres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’éolien est environ 15 fois plus cher que le nucléaire</b></div>
     <div>
      Le projet est d’installer 600 éoliennes marines, ayant une puissance installée de 3000 MW pour un coût de 10 milliards d'euros, avec un objectif double en 2020, soit 6000 MW. Il est précisé que ces éoliennes représenteront 6 centrales nucléaires de 1000 MW, une inexactitude habituelle chez ceux qui n’hésitent pas à maquiller la vérité pour faire valoir leurs vues. Car une telle comparaison oublie que les éoliennes ne fonctionnent à puissance nominale que 20% du temps, contre 85% pour le nucléaire. De sorte que ces 600 éoliennes représentent une puissance nucléaire équivalente de 706 MW, ou 44% d’une centrale nucléaire type EPR de 1600 MW, qui coûte 4 milliards d'euros, soit un coût nucléaire équivalent de 1,76 Md €, 6 fois moins que l’éolien. Et si l’on tient compte des durées de vie (20 ans pour une éolienne marine, contre 60 ans pour un EPR), l’éolien est environ 15 fois plus cher que le nucléaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>70 % du temps, l’éolien ne produit pas</b></div>
     <div>
      Les énergies irrégulières sont une source d’instabilité pour le réseau. Lorsque, par exemple, il y a une saute de vent à la baisse, il faut qu’immédiatement la puissance des autres sources du réseau augmente, sous peine d’une disjonction générale. Une telle augmentation quasi-instantanée est possible, mais dans une faible proportion, pour les centrales hydrauliques. En fait, on compte alors sur les turbines à gaz pour rétablir l’équilibre. C’est dire que l’installation de sources éoliennes ou photovoltaïques nécessite de consommer du gaz : le cordon avec les énergies fossiles ne peut être rompu. Et ceci d’autant moins que pendant les 70 % du temps où éolien et photovoltaïque ne produisent pas, d’autres sources, nucléaire ou carbone fossile, doivent assurer seules la fourniture d’énergie électrique.       <br />
              <br />
       Autre inconvénient majeur de l’éolien : c'est pendant les vagues de froid ou de chaud qu'on a le plus besoin d'électricité, et que l'éolien fait défaut: ces temps calmes correspondent à des anticyclones, quand le vent est faible ou nul. Les producteurs allemands s’en plaignent, tel RWE (2ème producteur du pays) :<span style="font-style:italic"> &quot;Not only is wind volatile, but most of the time it is not there when it is urgently needed…&quot; </span>RWE – Power Generation in Europe – Facts &amp; Trends | December 2009.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une économie infine</b></div>
     <div>
      Rien ne peut justifier de gaspiller actuellement en pure perte 8 milliards d’euros (plus de 15 milliards actualisés sur 60 ans, et le double si l’on installe 1200 éoliennes), auxquels s’ajoutera le coût des turbines à gaz. Cette énergie éolienne ne fera économiser aucun investissement en génération classique d’électricité, qui doit prendre le relais quand il n’y a pas de vent.        <br />
              <br />
       Elle devra être payée au producteur 8 cme €/kWh, alors qu’elle ne permettra en contrepartie qu’une économie infime de 0,15 centimes d'euros par kWh du combustible nucléaire. C’est une solution aberrante, que seule la volonté de décroissance de la France peut expliquer. EDF connait parfaitement la question des énergies éolienne et photovoltaïque, mais doit se taire. Sommes-nous toujours en République ?       <br />
              <br />
       Yves Garipuy est ingénieur et économiste spécialisé en énergie. Il tient un <a class="link" href="http://peakoil.energie.over-blog.fr/" target="_blank">blog</a> qui traite de problématiques énergétiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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