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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-14T18:29:25+02:00</updated>
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   <title>« Il y a un acteur de trop dans la construction nucléaire »</title>
   <updated>2015-03-12T17:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Il-y-a-un-acteur-de-trop-dans-la-construction-nucleaire_a2045.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
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   <published>2015-03-12T17:44:00+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Suite à une perte record de 4,8 milliards d’euros en 2014, Areva a annoncé un programme d'économies d'un milliard d'euros à l'horizon 2017, d’importantes cessions et un recentrage de ses activités. Le groupe nucléaire n'a cependant prévu de répondre qu'à partir de fin juillet à la question de ses besoins en fonds propres, qui pourraient imposer des opérations financières avec EDF et d'autres partenaires. Dans ce contexte délicat, le groupe Areva se voit contraint à revoir son organisation. Entretien avec Éric Bonnel, directeur associé chez Square, société de conseil en stratégie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Économie et société : La situation que traverse Areva s'explique-t-elle uniquement par la crise que traverse le secteur nucléaire ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/7562238-11670360.jpg?v=1426178875" alt="« Il y a un acteur de trop dans la construction nucléaire »" title="« Il y a un acteur de trop dans la construction nucléaire »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Éric Bonnel :</strong> Les causes de la situation très difficile que vit aujourd’hui Areva sont à rechercher avant tout dans la gestion de la société et les relations avec son actionnaire plutôt que dans la crise que traverse le secteur nucléaire. Pour rappel les entreprises du secteur pétrolier ont pu se développer et même prospérer avec un baril de brut oscillant entre 9$ et 20$ pendant toute la décennie des années 1990 c’est-à-dire 50 % de moins que le prix de la décennie précédente. <br />   <br />  La crise d’Areva s’explique d’abord par le fait de vouloir passer du statut de prestataires de service nucléaires (Mines, Activités Aval et Amont de traitement des produits nucléaires et fourniture de quelques pièces essentielles du réacteur d’une centrale), à un statut de constructeur de centrales. Or non seulement sur ce secteur Areva n’est pas seule, mais c’est cette partie du cycle qui concentre le plus de risques financiers avec la plus grande consommation de capitaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>É. S. : En tant qu'actionnaire, l'Etat doit-il intervenir ?</b></div>
     <div>
      <strong>É. B. :</strong> L’état a voulu avoir deux champions de la construction nucléaire en France et manifestement il y en a un de trop. A ce jour l’Etat est obligé d’intervenir pour recapitaliser la société dont les pertes de valeur comptable sont supérieures à la valeur boursière. Le bilan d’Areva aujourd’hui ne lui permet plus de se financer. Or l’Etat actionnaire doit protéger son capital et Areva est un vrai actif si l’on sait donner une direction claire au management et aux salariés de la société.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>É. S. : Quelles solutions sont envisageables pour redresser la barre ?</b></div>
     <div>
      <strong>É. B. :</strong> Il faut opérer un recentrage sur l’activité de service aux sociétés de production d’électricité nucléaire. En outre la société ne pourra économiser un plan d’amélioration de la productivité pour augmenter la rentabilité de celle-ci. Les excédents bruts d’exploitation se situent entre 15% et 20% sur les cycles amont et aval et à 35% sur les mines. Il y a donc des pôles de compétence à développer et à renforcer. La société devra en revanche savoir sortir définitivement de la construction de réacteur nucléaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>É. S. : Quel avenir pour Areva ?</b></div>
     <div>
      <strong>É. B. :</strong> Il faudra oser profiter des opportunités ouvertes par la crise pour investir intelligemment sur certains secteurs qui seront très rentables quand le cycle d’activités se retournera. L’uranium a baissé de 35% depuis 2 ans, le cycle est bas, les entreprises se désengagent du secteur, mais quelle meilleure opportunité que d’investir à bas coûts pour racheter des actifs et consolider une position de leader. <br />   <br />  Et surtout, il ne doit pas y avoir de fusion avec EDF, car évidemment la valeur d’Areva dans EDF disparaitrait et ce serait pour l’actionnaire une erreur monumentale. Aucun autre producteur d’électricité nucléaire dans le monde ne verrait d’un bon œil l’achat de services de maintenance critique auprès d’un de ses concurrents présents ou futurs. <br />   <br />  Si Areva fusionne, elle cessera de pouvoir prétendre au titre de leader de la prestations de services pour les 430 réacteurs en service dans le monde et les 60 en cours de construction et ne deviendra plus qu’une simple business unit d’EDF dont l’horizon sera de faire fonctionner les 58 réacteurs actuellement en service ainsi qu’un unique réacteur en cours de construction. <br />   <br />  Propos recueillis par Vincent Paes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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   <title>L’emploi : moteur du développement des énergies renouvelables</title>
   <updated>2014-02-22T13:11:00+01:00</updated>
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   <category term="Entreprises et Secteurs" />
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   <published>2014-02-19T11:05:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
27 %. C’est la part d’énergies renouvelables visée par Bruxelles. Las, il s’agit d’un objectif non contraignant. Pourtant, les perspectives industrielles sont considérables, tant pour la croissance que l’emploi. En atteste le projet de parc éolien offshore géant au large de Noirmoutier pour lequel le consortium EDF-Alstom-WPD prévoit la création de 2 000 emplois s’il remporte le marché.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/6340862-9563206.jpg?v=1392803825" alt="L’emploi : moteur du développement des énergies renouvelables" title="L’emploi : moteur du développement des énergies renouvelables" />
     </div>
     <div>
      <strong>Un marché de 535 milliards d’euros simplement pour les énergies océaniques</strong> <br />  &nbsp; <br />  L’écologie et l’industrie ne s’opposent pas. Elles sont même complémentaires. C’est en substance le discours tenu par Pascal Canfin, ministre chargé du Développement, dans une tribune parue dans le Monde le 29 janvier. Selon le ministre, membre d’Europe Ecologie-Les Verts, «&nbsp;<em>la transition écologique est une politique de compétitivité&nbsp;</em>». Relance de l’industrie française, diminution du déficit commercial, création de milliers d’emplois&nbsp;: les opportunités sont nombreuses et, avec l’engagement politique et financier adapté, ont les moyens de soutenir la croissance de demain. <br />  &nbsp; <br />  A l’heure actuelle, 5,73 millions de personnes travaillent dans le secteur des énergies renouvelables dans le monde. D’ici 2030, ce nombre devrait exploser et atteindre les 17 millions de personnes à l’échelle de la planète. L’Union européenne, qui emploie déjà plus d’un million de travailleurs dans le secteur des énergies vertes, a bien perçu les potentialités de la filière. Pour les seules énergies renouvelables océaniques, la Commission prévoit que 40 000 emplois devraient être créés d’ici 2016, pour un marché estimé à 535 milliards d’euros. <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;<em>Les ressources en énergie océanique disponibles dans le monde excèdent nos besoins actuels et les besoins prévus à l’avenir&nbsp;</em>», explique une communication de la Commission européenne rendue publique le 20 janvier. «&nbsp;<em>L’exploitation de cette ressource locale, surtout le long de la côte atlantique, permettrait de réduire la dépendance de l’UE vis-à-vis des énergies fossiles pour la production de l’électricité et améliorer la sécurité énergétique&nbsp;</em>». En outre, la communication rappelle également que l’énergie produite par les océans est relativement constante et donc à même de compenser la production d’autres énergies vertes plus intermittente. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>L’éolien offshore français&nbsp;: projet écologique et économique</strong> <br />  &nbsp; <br />  En France, les grandes manœuvres sont d’ores et déjà en marche dans le secteur des énergies océaniques et devraient encore prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. C’est même dans les semaines à venir que doit se concrétiser le projet géant comprenant la construction d’un parc éolien offshore en Vendée, un second devant également être constitué en Seine-Maritime. Représentant un investissement conséquent de 2 milliards d’euros, le parc vendéen doit être installé au large de l’Ile d’Yeu et de Noirmoutier et sa production d’énergie doit servir à couvrir 35 % de la population du département. <br />  &nbsp; <br />  Pour l’obtention de cet appel d’offres, deux consortiums sont opposés&nbsp;: d’une part EDF Energies Nouvelles, Alstom et l’Allemand WPD et d’autre part GDF Suez, Areva, Neoen Marine, le Portugais Renovaveis. Et il va de soi que la question des retombées économiques pour la région va peser lourd dans le processus de décision des autorités nationales et locales (40 % de la décision pour être exact). Naturellement, les candidats ont tous deux inclus cette composante dans le montage de leur dossier, mais avec des stratégies diverses, à l’image du reste de leurs plans de communication respectifs. <br />  &nbsp; <br />  GDF Suez et Areva ont ainsi multiplié les effets d’annonce. Promettant la création de 500 emplois directs et indirects et la signature de nombreux contrats avec des entreprises et industries locales, les deux sociétés n’ont cependant rien concrétisé à ce jour. Il est en effet improbable que GDF Suez, qui fabrique déjà ses éoliennes à l’étranger, se dote d’un nouveau sous-traitant en Vendée. En outre, l’annonce selon laquelle les turbines seraient produites au Havre a déçu les acteurs locaux, au premier rang desquels l’Union Industrie Métallurgie de Vendée. Dans ce contexte, le soutien de Vendée Expansion, société chargée de la promotion économique du département pourrait rapidement s’éroder. <br />  &nbsp; <br />  A l’inverse, EDF, Alstom et WPD, qui prévoient la création de près de 2 000 emplois en cas de victoire, dont environ 1 600 pour la construction des fondations et des éoliennes, semblent avoir davantage ancré leur candidature dans la réalité, en veillant à tisser des liens durables avec les entreprises de la région. Les usines de turbines sont de fait déjà en construction, les fondations gravitaires seront construites à La Rochelle et l’assemblage final des éoliennes sera réalisé depuis Saint-Nazaire. Alstom pourra en outre s’appuyer sur son partenariat vieux de 12 ans avec Rollix Défontaine, entreprise vendéenne spécialisée dans les paliers d’orientation pour éoliennes, tout comme EDF pourra compter sur ses liens avec le Groupement économique et solidaire Atlantique Vendée. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Car, d’un point de vue général, il est évident que la transition écologique ne pourra se concrétiser qu’en étant reliée avec les réalités économiques actuelles. De cette manière seulement son acceptabilité et son utilité seront renforcées auprès des populations et des entreprises directement concernées. L’éolien offshore ou encore le tournant vert opéré par les chantiers de Saint-Nazaire, fleuron de l’industrie navale française ne sont évidemment que des premiers jalons, mais qui sont prêts à se multiplier s’ils se révèlent des succès à la fois écologiques, économiques et sociaux. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Des tentatives de déstabilisation venues du plus haut niveau de l'État"</title>
   <updated>2012-01-17T12:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Des-tentatives-de-destabilisation-venues-du-plus-haut-niveau-de-l-Etat_a1011.html</id>
   <category term="La phrase de la semaine" />
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   <published>2012-01-18T08:01:03+01:00</published>
   <author><name>Vincent Paes</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Grosso modo, une fois tous les six mois au minimum, on annonçait que j'allais partir, que j'étais profondément déstabilisée, fragilisée. Depuis quatre ans, j'ai subi de multiples tentatives de déstabilisation venues du plus haut niveau de l'État. Ce que je sais c'est que j'avais des coups de boutoirs à peu près tous les trois mois, des plus hautes autorités de l'Etat, de déstabilisation systématique.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/3669675-5384213.jpg?v=1326798336" alt=""Des tentatives de déstabilisation venues du plus haut niveau de l'État"" title=""Des tentatives de déstabilisation venues du plus haut niveau de l'État"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(…) J'ai refusé le démantèlement d'Areva au profit des uns et des autres et c'est clair, j'ai gêné un certain nombre d'intérêts privés qui souhaitaient le démantèlement d'Areva, qui souhaitaient récupérer des morceaux, qui souhaitaient pouvoir privatiser en particulier la mine. Je sais que j'ai heurté des intérêts privés, je sais que de ne pas être au club du Fouquet's pour faire du nucléaire, ça devenait un handicap tout à fait significatif&quot;</span>, a déclaré Anne Lauvergeon, ex patron d’Areva, sur BFM.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une guerre des nerfs pour 1,5 millions d’euros</b></div>
     <div>
      Anne Lauvergeon, qui sera restée à la tête d’Areva pendant dix ans, passe à la contre attaque. Depuis son éviction en juin 2011, les critiques pleuvent sur sa gestion du groupe nucléaire français. En particulier sur l’acquisition de la société de gisements d’uranium canadienne Uramin pour 2,5 milliards de dollars. Cette dernière s’est révélée être un fiasco financier pour le groupe français. Selon un audit réalisé en 2010 pour le groupe, Areva aurait été victime d'une <span style="font-style:italic">&quot;escroquerie&quot;</span>. Anne Lauvergeon affirme avoir été victimes d'écoutes illégales effectuées par des enquêteurs privés qui auraient cherché à établir une éventuelle implication frauduleuse dans le dossier Uramin, ce que dément formellement le couple.        <br />
              <br />
       Le 21 décembre dernier, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour tenter de vérifier si le couple a effectivement été la cible d'une enquête privée qui portait notamment sur les conditions de l'acquisition en 2007 par Areva de la société minière canadienne Uramin. Toute cette affaire ne l’empêche pas de réclamer <a class="link" href="http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120112trib000677583/anne-lauvergeon-reclame-15-million-d-euros-a-areva.html">1,5 millions d’euros d’indemnités de départ. </a> Une audience se tiendra le 3 février. En attendant pour faire pression sur Areva, Anne Lauvergeon continue les discours chocs...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;"><iframesrc=’http://www.economieetsociete.com/docs/Nouveau_Document_Microsoft_Office_Word.mhtml’width=’100%’scroling=’no’frameborder=’0’></iframe></div>
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