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 <title>Economie et société - Les clés pour comprendre l'actualité</title>
 <subtitle><![CDATA[Économie et société est un webzine dédié à l'analyse de l'actualité économique. Son objectif est de fournir à tous les moyens de comprendre les enjeux de l'actualité économique et sociale. Économie et société est un webzine participative. Chacun peut participer à sa construction.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-21T06:41:17+02:00</updated>
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   <title>Les vins bio sont-ils de meilleure qualité ?</title>
   <updated>2016-09-08T12:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Les-vins-bio-sont-ils-de-meilleure-qualite_a2431.html</id>
   <category term="Société" />
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   <published>2016-09-08T12:11:00+02:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une équipe de trois enseignants-chercheurs dont fait partie Olivier Gergaud, professeur d'économie à KEDGE BS, a réalisé une étude démontrant que les vins californiens sous label "bio" sont mieux notés par les publications spécialisées américaines. Une étude portant sur les vins français présente des conclusions préliminaires similaires.     <div>
      Une étude de KEDGE Business School et de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) publiée début août dans le Journal of Wine Economics, révèle que le vin labellisé "bio" a meilleur goût que les vins conventionnels. Des recherches précédentes avaient démontré qu’il était aussi souvent plus abordable. Les consommateurs ont beau encore rechigner à payer plus pour des vins de cépages bio, la nouvelle étude menée par Olivier Gergaud et ses co-auteurs, Magali Delmas et Jinghui Lim, respectivement professeur de management et chercheuse à l’Institut de l’UCLA pour l’environnement et le développement durable, prouve que lors de dégustations à l’aveugle, les experts attribuent de meilleures notes aux vins sous éco-label qu’aux vins conventionnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les vins biologiques obtiennent en moyenne 4,1 points de plus</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/10173347-16586266.jpg?v=1473330189" alt="Les vins bio sont-ils de meilleure qualité ?" title="Les vins bio sont-ils de meilleure qualité ?" />
     </div>
     <div>
      "<em>Cette étude démontre que les principaux experts américains préfèrent, à caractéristiques données, les vins biologiques à ceux issus de la viticulture conventionnelle. C'est une bonne nouvelle pour les producteurs et les consommateurs qui trouveront dans cette étude une raison supplémentaire de consommer ou produire bio</em>", explique Olivier Gergaud. L'étude repose sur les critiques et notes de plus de 74 000 vins californiens données dans les revues Wine Advocate, Wine Enthusiast et Wine Spectator. Sur une échelle de 100 points, les vins biologiques obtiennent en moyenne 4,1 points de plus que les autres. Cette échelle harmonise les différents systèmes de notation, rétablissant ainsi un équilibre entre les plus généreux et les plus stricts. <br />   <br />  Bien que les trois chercheurs se soient uniquement penchés sur les vins californiens, ils pensent que leurs conclusions peuvent s’appliquer à l’échelle nationale, puisque la Californie représente 90 % de la production viticole américaine. Selon eux, une étude portant sur les vins français présente des conclusions préliminaires similaires. Selon leur étude, le vin bio sans conservateurs, autrefois connu pour s’altérer rapidement, pourrait en partie expliquer la réticence des consommateurs à payer plus pour ce genre de vin. Et ce, alors même que les viticulteurs et les experts louent la qualité des vins issus de cépages bio et/ou biodynamiques. Toutefois, la perception erronée des vins labellisés est une bonne nouvelle pour les consommateurs, qui bénéficient ainsi de vins de meilleure qualité à un prix plus abordable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un goût pur</b></div>
     <div>
      Olivier Gergaud et ses collègues espèrent que cette étude incitera les vignerons à arborer plus fièrement leur label bio et encouragera un plus grand nombre de vignerons à convertir leur exploitation à l'agriculture biologique. Selon ces derniers, les vins "bio" représentaient un dérisoire 1 % des vins étudiés en Californie. Dans les deux-tiers des cas, les vignobles californiens détenteurs d’un écolabel ne le font pas figurer sur les bouteilles car les consommateurs estiment généralement ces produits inférieurs aux autres en qualité. En 2014, Magali Delmas avait démontré que les consommateurs refusaient de payer plus pour des vins écoresponsables (d’où un prix plus faible). <br />   <br />  « <em>Les viticulteurs disent que le bio améliore leur vi</em>n », déclare Magali Delmas. « <em>Cela donne un goût pur, davantage respectueux du terroir, car en remplaçant les pesticides par de la main-d’œuvre, en soignant manuellement les vignes et en améliorant la composition de la terre, vous retrouvez la biodiversité nécessaire en agriculture, c’est-à-dire les microbes, les insectes, les abeilles et les vers.</em> » A noter enfin que dans le cadre d'une étude précédente publiée dans la revue Family Business Review, Olivier Gergaud et Magali Delmas ont montré que les vignerons désiraient adopter des pratiques écologiques non seulement dans le but d'améliorer la qualité de leurs vins mais aussi pour une autre raison toute aussi noble : léguer un environnement plus propre aux générations futures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Accord Lactalis : le combat des producteurs a fini par payer</title>
   <updated>2016-09-02T14:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Accord-Lactalis-le-combat-des-producteurs-a-fini-par-payer_a2425.html</id>
   <category term="Société" />
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   <published>2016-09-02T14:37:00+02:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure ! Un accord sur la revalorisation du prix du lait payé par Lactalis a été trouvé après 24 heures de négociations… en trois temps. Enfin !     <div>
      Pour les organisations professionnelles, Lactalis, ce géant mondial, leader du secteur ne pouvait pas se satisfaire de sa position de dernier de la classe des grandes entreprises laitières en termes de valorisation du prix du lait payé aux producteurs sans être montré du doigt. Etre le premier oblige à montrer l’exemple. Il va de sa responsabilité envers <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Le-nouveau-visage-des-agriculteurs-francais_a1428.html">« ses » producteurs </a>  de lait et la filière laitière française toute entière. Pour la FNPL, le prix juste est celui qui rémunère notre travail et la qualité du lait que nous produisons chaque jour pour les consommateurs. Ce qui n'est pas sans rappeler le combat livré par <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Eleveurs-de-viandes-les-raisons-de-la-colere_a2154.html">les producteurs de viande.</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Définir le cadre de relations commerciales renouvelées et transparentes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/10140298-16520533.jpg?v=1472820469" alt="Accord Lactalis : le combat des producteurs a fini par payer" title="Accord Lactalis : le combat des producteurs a fini par payer" />
     </div>
     <div>
      La mobilisation syndicale digne portée par le réseau de la FNSEA-FNPL-JA depuis plus d’une semaine, la volonté sans faille des négociateurs des organisations de producteurs de construire un compromis acceptable, le soutien des citoyens pour notre combat d’un prix juste a fait mentir la morale de La Fontaine ! Le plus « fort », le groupe Lactalis, a été contraint de lâcher et de revaloriser le prix du lait. C’est un signe fort d’unité syndicale et de partage de nos valeurs par les citoyens consommateurs. <br />   <br />  Pour Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, « <em>Nous sommes plus forts à plusieurs et dans l’unité. Le syndicalisme responsable auquel j’appartiens en a fait la preuve. Je suis fier de cette victoire rendue possible par l’action conjointe et complémentaire du syndicalisme et des organisations de producteurs. Cet accord dont je me félicite ne va pas à lui seul répondre à la crise laitière qui perdure. La responsabilité des autres entreprises laitières est évidemment clairement engagée. Un grand pays agricole comme la France ne peut laisser structurellement ses agriculteurs vendre en dessous de leurs coûts de production. La vente de leur produit ne suffit plus aux agriculteurs français pour vivre. C’est choquant, anti économique et socialement dangereux. Ce combat est aujourd’hui partagé par les consommateurs que je remercie pour tous leurs messages de soutien. C’est pourquoi le projet de loi Sapin 2 doit permettre de définir le cadre de relations commerciales renouvelées et transparentes. L’objectif est que les producteurs de lait puissent logiquement et légitimement bénéficier de la valeur ajoutée créée par toute la filière laitière française sans se trouver contraints de faire pression et de négocier pendant 24 heures leur rémunération avec chaque entreprise !</em> »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>De la calculatrice au tracteur</title>
   <updated>2016-01-12T17:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/De-la-calculatrice-au-tracteur_a2265.html</id>
   <category term="Société" />
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   <published>2016-01-12T17:04:00+01:00</published>
   <author><name>Antoine Balduino</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'expert-comptable devenu fermier : l’avenir est dans le pré     <div>
      Arnaud Billon s’est toujours vu entrepreneur. Ses parents, eux-mêmes entrepreneurs, lui ont transmis ce goût de la liberté. Il a donc choisi sa formation dans ce sens, pas pour devenir expert-comptable mais pour la richesse et le bénéfice du cursus. Car pour lui, pas de doute : ces études « passionnantes » d’expertise-comptable sont « la meilleure école pour apprendre à diriger une société » puisqu’on est « bon en gestion, en droit, en finance, en management et bien sûr en compta et en expertise », les bases mêmes pour construire une entreprise solide.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ah la vache !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/8782454-13889233.jpg?v=1452614909" alt="De la calculatrice au tracteur" title="De la calculatrice au tracteur" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, à l’issue du baccalauréat, il intègre l’INES avec lequel il obtient sa licence (DCG) et, dans la foulée, prépare le master (DSCG). A 23 ans, il doit reprendre au pied levé <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/L-agriculture-franc%CC%A7aise-a%CC%80-l-heure-des-choix_a2253.html">l’exploitation familiale en gérance.</a>  Il ne connait rien au monde agricole : c’est un choc ! Un choc de culture et de vie. Il passe en un été de la maîtrise des tableaux et des chiffres de son stage en expertise comptable à la maîtrise d’un tracteur. Ainsi, durant les deux mois d’été, il s’initie aux rudiments de la gestion d’un domaine agricole dans la ferme voisine. Ce qu’il a appris durant ses études lui permet de se structurer, de ne pas se disperser et d’emmagasiner une impressionnante quantité de nouvelles informations. Mais comme pour ses études, la charge de travail ne lui fait pas peur et il s’y donne « corps et âme ». L’exploitation qu’il gère englobe une partie agricole qui produit des céréales et des bovins (2 personnes à plein temps) et une partie entretien de jardins (4 personnes). Mais, très vite, il se concentre sur l’agriculture qui devient une véritable passion. <br />   <br />  Par sa formation d’expert-comptable, il est contraint de s’interroger en matière de rentabilité et d’objectifs, au travers d’une simple question : « Pourquoi la viande vendue dans les boucheries et supermarchés parisiens est assez chère voire très chère et je n’arrive pas à en acheter alors qu’à l’autre bout de la chaîne, en tant que producteur, je n’arrive pas à en vivre ? ». Un paradoxe qui lui donnera une idée. Durant deux ans, cette question ne cesse de le tarauder pour s’imposer à lui comme une évidence : il manque une structure directe entre producteurs et consommateurs qui court-circuiterait la grande distribution et ses tarifs d’achat exagérément bas pour ainsi briser cette chaîne où « les intermédiaires se gavent sur le dos des producteurs mais aussi sur celui des consommateurs ». Il crée alors sur internet une entreprise indépendante de distribution de viande destinée aux particuliers. A travers ce projet, il joue à fond la carte de l’humour, des valeurs et du terroir : Ah La Vache !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3 000 euros pour démarrer</b></div>
     <div>
      Animé d’un goût pour l’authenticité, la qualité, le partage et l’envie d’en faire profiter le plus grand nombre, il est aussi soucieux de ceux qui l’entourent et de leur intérêt. C’est pourquoi Arnaud souhaite faire travailler les producteurs qu’il connaît depuis sa plus tendre enfance – amis qui constituent une véritable famille. D’où « <em>l’idée de supprimer les intermédiaires et d’acheminer le meilleur de sa région d’adoption directement dans les assiettes des consommateurs</em> ». Depuis ses études d’expertise comptable, les chiffres, les calculs prévisionnels, les business plan, les bilans ne l’impressionnent plus. Avec 3000 euros pour démarrer, il s’associe à Camille de Boissieu et ils créent ensemble leur entreprise. <br />   <br />  Durant un an et demi, ils ne se rémunèrent pas et investissent tout dans l’entreprise, avec l’achat d’un ordinateur, puis d’un deuxième et par la suite d’un camion frigorifique pour ne plus sous-traiter les livraisons. Ah La Vache ! est basée sur un business-model simple : ils achètent les bovins sur pied, s’occupent de l’abattage, de la découpe et de la livraison et réalisent une marge sur tous ces coûts qu’ils ne sous-traitent pas, « une façon d’être le plus compétitif et d’offrir le prix le plus juste pour tout le monde ». Ainsi, ce n’est pas moins de 50 colis de viande qu’ils livrent à domicile chaque semaine. Aujourd’hui, il ne regrette pas de conduire un tracteur au lieu d’être expert-comptable, mais il reconnaît devoir beaucoup à cette formation qui lui a offert une vision large et précise du business. <br />   <br />  Tous les jours, il puise dans son expérience et les compétences acquises durant ses études pour faire fructifier son entreprise. Et il est heureux de partager sa vie entre son exploitation, la vente de ses produits, ses rencontres avec les producteurs et les clients et la gestion de son entreprise. Et demain ? De nombreux projets, dont celui d’ouvrir des franchises et de recruter pour se développer. « Mais toujours en gardant à l’esprit deux priorités : la qualité des produits et leur traçabilité, une distribution à moins de 200 km de l’élevage d’origine. » L’expérience d’Arnaud renverse les idées reçues sur les études de l’expertise comptable. Passionné et passionnant, Arnaud est loin d’être ennuyeux : plein d’humour et d’ambition, ce jeune diplômé de la profession comptable peut être fier de son parcours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L’agriculture française à l’heure des choix</title>
   <updated>2015-12-18T15:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/L-agriculture-française-à-l-heure-des-choix_a2253.html</id>
   <category term="Entreprises et Secteurs" />
   <photo:imgsrc>https://www.economieetsociete.com/photo/art/imagette/8680156-13701295.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-12-18T15:16:00+01:00</published>
   <author><name>Rémi Lepage</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une note du CAE, les trois auteurs Jean‐Christophe Bureau, Lionel Fontagné et Sébastien Jean livrent leur constat et pointent les écueils des politiques publiques dédiées à ce secteur. Ils recommandent une orientation plus claire de la politique agricole, centrée sur la préservation du capital naturel, la recherche, la formation et la qualité sanitaire des produits permettant de réconcilier les objectifs de compétitivité, d’environnement et de revenus.     <div>
      <a class="link" href="http://www.economieetsociete.com/Eleveurs-de-viandes-les-raisons-de-la-colere_a2154.html">Les handicaps de l’agriculture française</a>  ne sauraient se réduire à un coût du travail trop élevé ou une réglementation trop contraignante. La taille limitée des exploitations et la mauvaise coordination des filières nuisent à l’adoption des nouvelles pratiques culturales et aux relations avec l’industrie de seconde transformation et la distribution. La formation hétérogène des agriculteurs, le manque d’ambition de la recherche française en agronomie et une stratégie de compétitivité hors‐prix contestable participent aussi aux mauvaises performances du secteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/8680156-13701295.jpg?v=1450448578" alt="L’agriculture française à l’heure des choix" title="L’agriculture française à l’heure des choix" />
     </div>
     <div>
      Si le soutien public au secteur agricole est massif, son efficacité est discutable. En effet, les politiques publiques manquent d’orientations claires : elles consistent souvent en un empilement de mesures peu efficaces et poursuivant parfois des objectifs de court terme contradictoires, les dépenses élevées engagées ne permettant en définitive ni d’asseoir la compétitivité, ni d’assurer un revenu décent pour l’ensemble des agriculteurs, ni de préserver l’environnement. <br />   <br />  En somme, bien que la nouvelle PAC permette des choix, l’utilisation des budgets agricoles s’apparente trop souvent en France à de simples aides au revenu, la stratégie pour orienter à long terme l’agriculture s’avérant peu explicite. Pour les auteurs, compétitivité, préservation de l’environnement et soutien aux revenus ne seront plus des objectifs contradictoires si deux choix sont opérés. En premier lieu, les agriculteurs doivent être considérés également comme des producteurs de biens publics et rémunérés comme tels tandis que les producteurs sur grande échelle doivent développer une agriculture technologique et responsable. En second lieu, il convient de mettre en œuvre au niveau national une politique de long terme axée sur un effort ambitieux de formation et de recherche, la préservation du capital naturel et la promotion de la qualité sanitaire des produits. ​ <br />   <br />  <strong><span style="line-height: 25.6px;">Recommandation 1.&nbsp;</span>Mettre le capital naturel au centre de la politique agricole </strong>&nbsp; <br />   <br />  Faire de la préservation du capital naturel un axe central de la politique agricole ; cibler plus directement la performance environnementale en remplaçant les aides indifférenciées et l’éco‐conditionnalité par une rémunération des aménités, qui pourrait être différenciée géographiquement. <br />   <br />  <strong><span style="line-height: 25.6px;">Recommandation 2.&nbsp;</span>Créer les conditions d’une agriculture innovante&nbsp;</strong> <br />   <br />  Développer les recherches sur les nouvelles techniques de sélection en s’attachant à les mettre au service d’une agriculture en phase avec des régulations biologiques et promouvoir l’innovation ouverte (portails, open data). <br />   <br />  <strong>Recommandation 3. Faire du réseau de lycées agricoles un pionnier de l’enseignement numérique</strong> <br />   <br />  Permettre une formation continue plus poussée des agriculteurs via des congés individuels de formation et en s’appuyant sur l’enseignement supérieur agricole pour former des managers d’exploitations agricoles de haut niveau. <br />   <br />  <strong><span style="line-height: 25.6px;">Recommandation 4.&nbsp;</span>Soutenir la compétitivité &nbsp;</strong> <br />   <br />  Aider les acteurs à promouvoir ensemble un petit nombre de labels valorisant des atouts des produits français comme le contrôle sanitaire, la traçabilité intégrale, l’absence d’antibiotiques, de promoteurs de croissance et le respect de l’environnement ou du bien‐être animal. <br />   <br />  <strong>Recommandation 5. Privilégier des critères directement liés aux externalités dans le ciblage des aides </strong> <br />   <br />  Agir pour une réorientation dans ce sens au niveau européen. Ne pas pénaliser a priori l’agrandissement des structures s’il ne génère pas d’externalités négatives (gestion des effluents, gestion de la biodiversité). Favoriser la mise en commun de moyens de production. Mieux accompagner et soutenir les agriculteurs <br />   <br />  <strong>Recommandation 6. Privilégier le lissage fiscal</strong> <br />   <br />  Voire le report d’emprunts et de charges sociales sur plusieurs années comme outil de stabilisation au niveau national. Au niveau communautaire, réduire les incitations à se spécialiser sur un très petit nombre de cultures. <br />   <br />  <strong>Recommandation 7. Agir au niveau communautaire pour réduire progressivement les aides </strong> <br />   <br />  Sur les surfaces (« paiements de base » et « paiement verts ») profit de budgets ciblant les biens publics ou des objectifs sociaux. Évoluer vers des paiements aux résultats, contractuels et non transférables et plafonner les paiements individuels qui ne rémunèrent pas la production d’un bien public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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    ]]>
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   <title>Les produits agricoles en chiffres</title>
   <updated>2015-02-27T12:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economieetsociete.com/Les-produits-agricoles-en-chiffres_a2035.html</id>
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   <published>2015-02-27T12:39:00+01:00</published>
   <author><name>Antoine Balduino</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <span style="color: rgb(68, 68, 68); font-family: arial, sans-serif; font-size: 12px; line-height: 15.6000003814697px;">A l'occasion du salon de l'agriculture, Bonial s'intéresse à la production annuelle des différentes catégories de produits de l'agriculture. Ce sont ces produits (bruts ou transformés) qui finiront sur nos listes de courses et dans nos assiettes !</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economieetsociete.com/photo/art/default/7512957-11587122.jpg?v=1425037566" alt="Les produits agricoles en chiffres" title="Les produits agricoles en chiffres" />
     </div>
     <div>
      <iframe src="http://www.bonial.fr/info/infographie-production-agricole-en-france/" width="100%" height="1200" frameborder=""></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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