La crise européenne a des conséquences mondiales

7 Décembre 2012
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Avec des pertes financières globales estimées à 2 000 milliards de dollars, la crise financière de la zone euro a eu des conséquences sur l’ensemble des projets et ambitions économiques de l’Union européenne. Au niveau mondial, 4 entreprises sur 10 estiment que la crise de la zone euro a impacté leur chiffre d’affaires. Un autre constat est établi : les opportunités seront désormais plus rares et les dirigeants moins enclins à opérer dans cette région.

La crise européenne a des conséquences mondiales
C’est le bilan que dresse le dernier International Business Report de Grant Thornton, groupe d’audit et de conseil. L’impact de la crise de la zone euro sur les entreprises a été puissant au niveau mondial : 40 % des dirigeants interrogés affirment avoir subi les effets négatifs de cette crise et 1 sur 3 (32 %) estime que son chiffre d’affaires a baissé d’au moins 6 %. En France, 60 % des dirigeants du panel affirment avoir été affectés par cette crise financière. Les pays de la zone euro ayant été les plus impactés sont sans surprise la Grèce (88 %), l’Italie (74 %) et l’Irlande (66 %).

4 entreprises sur 10 estiment que la crise de la zone euro a impacté leur chiffre d’affaires
4 entreprises sur 10 estiment que la crise de la zone euro a impacté leur chiffre d’affaires

"Un sentiment d’incertitude généralisé"

Selon Jean-Jacques Pichon, associé et directeur de l’offre à destination des Entreprises à Capitaux Privés chez Grant Thornton, "il est difficile d’estimer le montant exact des pertes de chiffre d’affaires dues à cette crise. Selon nos calculs, basés sur les résultats de l’IBR et les PNB internationaux, les entreprises auraient perdu 2 mille milliards de dollars en conséquence de ces turbulences économiques. Au-delà du sentiment d’incertitude généralisé, les dirigeants voient également leurs perspectives de croissance s’amoindrir, non seulement en Europe mais à travers le monde."

Les entreprises européennes n’ont pas été les seules à en subir les contrecoups : 1 dirigeant sur 3 dans les BRIC’s (36 %), en Asie-Pacifique (34 %), en Amérique du Nord (31 %) et en Amérique latine (30 %) relate un impact négatif sur ses activités. Autre constat : 17 % des dirigeants à l’échelle mondiale affirment être plus réticents à investir en Europe à cause de la situation économique fragilisée. A titre comparatif, ils n’étaient que 10 % lorsque la question avait été posée à propos du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au lendemain du printemps arabe en 2011.

"La réputation de l'Europe s'affaiblit"

Les dirigeants les plus méfiants à l’égard de la zone euro sont philippins (50 %), suisses (42 %) et italiens (38 %). S’agissant des régions mondiales, l’Asie du Sud-Est (24 %) et l’Amérique
latine (18 %) demeurent également sceptiques. De manière logique, de nombreux dirigeants européens réagissent de même : 27 % d’entre eux sont désormais moins enclins à développer
leur structure dans la zone euro.

Pour Jean-Jacques Pichon, "à mesure que cette crise financière perdure, c’est la réputation de l’Europe en tant qu’acteur économique qui s’affaiblit. Les difficultés s’accentueront d’autant plus si les structures implantées au sein des marchés à forte croissance se détournent de l’Europe pour ce qui concerne les technologies et le Capital Humain. Il sera alors encore plus difficile pour les pays de la zone euro de se relever de leurs difficultés."

Néanmoins, la volonté des dirigeants européens, à travers la recherche de nouvelles opportunités, reste forte et encourageante. La zone euro conserve des atouts : elle demeure la fondatrice du plus grand marché unique au monde, possède d’enviables infrastructures et peut se vanter de faire partie des environnements économiques les plus dynamiques au monde.La Finlande, La Suède, l’Autriche, la Suisse et l’Allemagne font ainsi partie des dix pays les plus dynamiques économiquement selon le Global Dynamism Index de Grant Thornton.




1.Posté par la phrase déshabillée le 08/12/2012 19:13

On nous reproche souvent de ne pas prendre de risque, ce serait pour cela que nous stagnons mais prendre des risques suppose a minima une capacité a comprendre son environnement. Et c’est là que le bât blesse. Si nous pouvons encore croire en notre connaissance de nous-même et des autres, quelle confiance pouvons-nous accorder à une économie toujours plus contradictoire, à une fiscalité toujours changeante, à une bourse qui utilise les mêmes arguments pour justifier les hausses et les baisses, à des élites qui n‘offre que la précarité comme réponse au chômage, à un monde où certains savent tout et les autres rien.
Les élites politiques et économiques devraient cesser de nous reprocher notre frilosité et se demander enfin quel modèle elles nous offrent.

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