Détenteurs d’assurance-vie, optez pour la gestion personnalisée

28 Octobre 2015
Maël Toledano
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Le rendement des fonds en euros des contrats d’assurance-vie est à la peine. Pour profiter d’une gestion conservatrice mais qui génère de la performance, des contrats luxembourgeois offrent une gestion « sur mesure » diversifiée. Les détenteurs de contrat d’assurance-vie peuvent le constater aisément. A force d’investir leurs économies dans des fonds en euros, ils renoncent à tout rendement digne de ce nom. Et cette année, ces fonds en euros risquent de rapporter encore un peu moins que l’année précédente !

Une hausse des taux risque de faire baisser leur valeur nominale

Le succès de ces fonds réside évidemment dans leur sécurité et la garantie en capital offerte aux souscripteurs. Beaucoup d’investisseurs particuliers, échaudés par les crises financières successives, se méfient encore des contrats en unités de compte et continuent de plébisciter ces contrats en euros. Mais les idées reçues dans ce domaine sont nombreuses. Car un fonds en euros reste une « boite noire » qu’il reste difficile d’appréhender. De même, l’exposition aux principales dettes souveraines européennes n’est pas forcément synonyme de sécurité depuis le début de la crise de la zone euro.

Sans oublier qu’en 2015, le risque principal de ce type de fonds réside dans la remontée des taux qui se profile. Une hausse qui devrait faire mécaniquement baisser leur valeur nominale… et entraîner des moins-values pour les assureurs. En effet, si les clients effectuent des retraits qui excèdent la poche de liquidité disponible, les assureurs vont devoir vendre des actifs à perte. Alors que faire ? Quelles solutions alternatives pour dynamiser les contrats d’assurance-vie tout en protégeant efficacement son portefeuille ? Tout d’abord : confiez votre assurance-vie à un gestionnaire qui vous construira votre solution, « uniquement que pour vous ».

Un fonds diversifié et transparent ! Il achètera directement des obligations mais pas uniquement des obligations d’Etat ! Il pourra également jouer sur des durations plus courtes et sur différents ratings. Pour leur part, les gestionnaires de fonds en euros pèsent plusieurs dizaines ou centaines de milliards d’euros. Or, cette taille peut constituer un handicap. Ces gérants ne peuvent pas vendre une position brutalement au risque de mettre en difficulté une société. Dans les faits, ils se retrouvent « coincés » avec des obligations jusqu’à leur échéance !

Le « sur-mesure » à partir de 250 K€

Dans ce contexte, souscrire un contrat de droit luxembourgeois apparaît comme la solution la plus opportune. Le principe consiste à ouvrir un compte auprès d’une banque dépositaire et à confier la gestion de ce compte à un gestionnaire financier. Chaque client bénéficie d’une gestion personnalisée, unique. Pour profiter à plein d’un portefeuille réellement diversifié, mieux vaut disposer d’au moins 500K€ (à 250 K€, il est déjà possible d’être client d’un tel fonds mais le montant pourrait ne pas être suffisant pour aboutir à l’effet recherché). Si ces contrats sont assimilés à des contrats en unités de compte, ils ressemblent dans les faits à des fonds en euros car la gestion reste très conservatrice.

L’avantage d’une gestion personnalisée est de redonner toute sa valeur au stock-picking. Elle permet d’associer des obligations diversifiées à des actions de fonds de portefeuille qui génèrent du dividende, tout en bénéficiant bien entendu des avantages fiscaux de l’assurance-vie. En Suisse, par exemple, un portefeuille prudent digne de ce nom compte du Nestlé, Roche ou Novartis. Des valeurs dont les cours montent depuis 20 ans !

En France, les fonds gérés sous mandat rencontrent une certaine résistance. Les fonds classiques en euros et en unités de compte ont encore la part belle.  Au Luxembourg, la gestion « sur mesure » gagne du terrain et la souplesse de leur mode de gestion répond aux besoins d’une clientèle toujours plus exigeante, souhaitant concilier la sécurité de ses avoirs et la recherche d’un certain niveau de performance. Souplesse, diversification, (actions, obligations, ETF, certificats, dérivés etc.)… sans oublier la portabilité. Le contrat s’adapte à la réglementation fiscale du pays où réside son détenteur. Un expatrié qui part dix ans en Angleterre pourra transférer, par exemple, son contrat sur le marché anglais et revenir en France sans perdre l’antériorité fiscale du dit contrat.
 
 A propos de l'auteur : Maël Toledano est country manager France & UK chez International Wealth Insurer (IWI).


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