Après le paiement de ses dépenses pré-engagées, un bénéficiaire de minima sociaux sur deux vit avec moins de 500 euros par mois

23 Décembre 2016
Antoine Balduino
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Loyers, remboursements d’emprunts, factures d’eau et d’énergie, assurances, abonnements aux services de télécommunication, frais scolaires ou universitaires… Les Français consacrent un tiers de leur revenu disponible à ces dépenses dites « pré-engagées ». Cette part s’élève à 42 % pour les ménages bénéficiaires de revenus minima garantis, selon une étude de la DREES.

400 euros par mois pour les bénéficiaires du RSA

Après le paiement de ses dépenses pré-engagées, un bénéficiaire de minima sociaux sur deux vit avec moins de 500 euros par mois
Le revenu arbitrable mesure ce qui reste quand on retire les dépenses pré-engagées du revenu disponible. Il rend donc compte du budget dont les ménages disposent à leur guise pour consommer et épargner. La moitié des personnes vivant dans un ménage bénéficiaire de revenus minima garantis (revenu de solidarité active [RSA], allocation aux adultes handicapés [AAH], minimum vieillesse…) disposent d’un revenu arbitrable inférieur à 500 euros par mois et par unité de consommation.

Pour les bénéficiaires du RSA socle non majoré, ce montant est de 400 euros par mois. Le principal poste de dépenses pré-engagées est le logement. Il absorbe en moyenne 29 % du revenu disponible des ménages bénéficiaires de revenus minima garantis (contre 19 % pour l’ensemble de la population). Cette part atteint 44 % lorsque les bénéficiaires sont locataires dans le parc privé. La moitié d’entre eux se retrouvent alors avec un revenu arbitrable inférieur à 400 euros par mois.

Difficultés de paiement

Les dépenses alimentaires, qui ne font pas partie des dépenses pré-engagées, représentent 31 % du revenu arbitrable des ménages bénéficiaires de revenus minima garantis (contre 21 % pour l’ensemble de la population). Après déduction des dépenses d’alimentation, un bénéficiaire sur deux dispose de moins de 330 euros par mois pour vivre (250 euros pour les seuls bénéficiaires du RSA socle), et un sur quatre dispose même de moins de 150 euros (100 euros pour les bénéficiaires du RSA socle non majoré).

Plusieurs dispositifs sociaux réduisent le poids des dépenses pré-engagées dans le revenu disponible des ménages bénéficiaires de revenus minima garantis : logement social, aides au logement, couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), tarifs sociaux, etc. Malgré ces dispositifs, les bénéficiaires rencontrent fréquemment des difficultés de paiement. Le mois précédant l’enquête, 5 % d’entre eux recevaient régulièrement une aide de leur famille ou d’amis afin de pouvoir honorer leurs factures, 22 % ont consommé des denrées alimentaires provenant de leur entourage, 4 % ont fait appel à un service de distribution gratuit de repas (Restos du cœur, Secours populaire ou autre).


Antoine Balduino

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